mardi 8 novembre 2022

Année 2022

 


2022: voilà maintenant huit années que nous sommes ici! Nous prenons racine toujours plus dans ce coin de terre charentais et dans cette vie proche de la nature. Et pourtant nous ne pouvons pas dire que nous sommes installés dans un rythme de croisière… Cette année fut encore mouvementée et bien chargée!

Nous avons bénéficié de l’aide de deux stagiaires, Céline et Henri, qui ont pu donner un bon coup de main aux moments décisifs, c’est-à-dire au tout début du printemps pour la préparation des plates-bandes et au moment de planter en avril-mai. Quelques woofers nous ont apporté de l’aide, mais nous avons constaté une assez nette baisse de la demande tout au long de l’année. Difficile d’en saisir les raisons.

Les stagiaires avec leur jeune stagiaire...    

La nouveauté technique de l’année est l’extension de la culture sous bâche avec goutte à goutte, très propice aux légumes du soleil: tomates, courgettes, aubergines, poivrons, concombres. En effet, ces plantes ont besoin à la fois d’eau et de chaleur. Or la bâche garde très bien l’humidité et capte mieux la chaleur au printemps par sa couleur noire. Chaque pied a été planté à côté d’un goutteur. Ce système nous a permis de passer cet été particulièrement sec assez sereinement grâce à l’économie d’eau réalisée. Quid de la paille nous direz-vous ? Bien sûr la paille est plus naturelle mais la bâche en plastique est moins coûteuse, plus pratique à la mise en place, elle retient mieux l’eau et réchauffe le sol tandis que la paille isole. C’est ainsi que pour la première fois nous avons eu nos premiers poivrons et premières aubergines fin juin, soit un bon mois plus tôt que d’habitude.

 

Mise en terre des plants d'aubergines sur bâche. Nous n'avons malheureusement pas de photos des superbes pieds qu'ils ont donné..


Mais c’était sans compter les caprices de Dame nature qui a cru bon faire tomber de la grêle en cette fin du mois de juin. Et voilà nos jolis plants, qui donnaient déjà du fruit, hachés menus en quelques minutes… Nous vous garantissons que cela procure une drôle d’impression, surtout quand ça arrive à 6h du matin. Au même moment il se mettait à pleuvoir littéralement à verse dans notre stock de bocaux… Bref, une journée mémorable dont les effets ont été, avec le recul, assez faibles. Les plants de haricots, poivrons, aubergines, courgettes ont certes pris du retard mais ont repoussé et donné ensuite  généreusement. Et les trombes d’eau qui ont suivi la grêle ont achevé de remplir nos mares-réserves.



Des grêlons de la taille d'un gros pois chiche. 


Autant nous sommes très fiers de nos aubergines et poivrons, autant nous pouvons revoir notre copie pour les tomates… Ce n’est certes pas le mildiou qui nous a gêné cette année, vu qu’il n’est quasiment pas tombé une goutte de l’été. De plus, nous avions pris soin de les placer sous serre pour ne pas avoir ce genre de problème. Nous avions déjà monté l’armature métallique l’an dernier. Il ne restait « plus qu’à » tendre les fils en plastique dessus et installer ensuite la bâche. Quant au sol, une grosse pelle était malheureusement passée dessus pour creuser une tranchée et enterrer les poteaux de la serre. Jean-Emmanuel a donc voulu décompacter la terre en passant le motoculteur. Mais mal lui en a pris car en mélangeant ainsi la terre et le broyât de déchets verts, il a créé ce qu’on appelle une faim d’azote: le bois non décomposé dans le broyat a tendance à monopoliser l’azote disponible dans la terre. Et il n’en reste plus beaucoup pour nos pauvres plants de tomates qui ne partaient déjà pas très bien car trop poussés dans leurs godets en attendant que tout soit prêt…

Ensuite les tomates aiment avoir chaud, mais point trop n’en faut! Durant les gros coups de chaud de juillet, Jean-Emmanuel a bien ouvert les quatre côtés de la serre, ce qui suffisait à aérer les bords, mais pas les plants du milieu de la serre, qui en plus souffraient de la réverbération de la bâche noire. 

 

Tranchée pour enterrer les poteaux de la serre

Mise en place de la bâche à partir du sommet de la serre. C'est qu'elle pèse lourd!

 
Mise en terre des plants de tomate, nous sommes le 2 juin...

Quelques mois plus tard! A gauche, le feuillage rampant des patates douces.

 

Enfin, dernière erreur, nous avions commencé le travail de tuteurage des tomates, mais n’avions pas été jusqu’au bout par manque de temps. La cueillette en été rendue plus difficile ensuite.

La bonne nouvelle c’est que nous avons encore l’année prochaine et toutes les autres pour faire mieux!

 

Vous avez peut-être remarqué que nous vous parlons de plus en plus de nos plates-bandes autour de la maison et dans le champ, de notre petite et désormais « grande » serre, mais un peu moins du « parcours cueillette », notre premier terrain de cultures, tout en buttes disposées autour de deux mares. C’est que devant la réussite de la technique MSV, ou maraichage sol vivant (sous bâche), Jean-Emmanuel se rend compte qu’il va être difficile de bâcher les buttes et de continuer à entretenir l’ensemble. Certains piquets commencent à pourrir et des bouts de butte à s’effondrer. Ce serait beaucoup de travail d’entretien, de temps de paillage et de désherbage pour pouvoir le maintenir tel quel. 

Le parcours cueillette, un petit paradis de biodiversité!

 
Le début de la fin? 

Nous sommes devant un dilemme… Le maintenir coûte que coûte ? Ce serait trop d’énergie en plus des cultures que nous développons sous bâche et du reste. En simplifier l’entretien ? Cela voudrait dire supprimer des buttes ou bien accepter la dégradation progressive des structures en bois. Pas très satisfaisant non plus. Réunir les deux mares pour en faire une grande piscine naturelle? Ce serait le rêve de Jean-Emmanuel. Mais cela signifie détruire toute la butte en rond et celle du Milieu. Quel dommage quand on pense à tout le travail accompli dans ce beau parcours cueillette (pour rappel nous voulions au début proposer la cueillette à la ferme)!

Voilà où nous en sommes de nos réflexions…


 

Au verger, une deuxième année sans fruit. Quelle tristesse ! Une accumulation de « pas d’chance »? Tout simplement une fin d’hiver trop douce, un débourrement et une floraison précoces, une grosse gelée tardive, et pour finir une pluie de grêle fin juin qui a mis fin aux maigres espoirs restants. Allez, espérons que le climat l’année prochaine sera plus clément ! 

Faute de fruits, le verger nous a donné des œufs. Enfin, façon de parler. Ce sont nos poules à qui Jean-Emmanuel a fabriqué un nouveau parc, qui nous ont donné de bons œufs même si ce fut assez irrégulier. Les poules sont pires à comprendre que les femmes!

Un beau grand parc, aux petits oignons nos poulettes!

Le jour baisse, l'heure du dodo



Un pondoir spécialement conçu pour que les oeufs roulent derrière un petit rideau au fond et échappent aux oiseaux chapardeurs... Merci Dady pour la réalisation!


La joie de la récolte des oeufs, qu'il y en ait un ou seize!


 Le chapitre travaux sera très rapide. Ils ont porté cette année sur le hangar à droite de la grange. C’était le dernier emplacement de la ferme auquel nous n’avions quasiment pas touché depuis notre arrivée, une sorte de sanctuaire où dormaient dans la pénombre de vieux tonneaux en bois, des piles de bouteilles remplies d’une piquette paraît-il buvable, une balance à moutons, de vieux outils, des pneus, de la ferraille et autres objets tout juste bons pour la déchèterie. Le premier travail, et pas le moindre, fut donc de le débarrasser. Il s’est agit ensuite de réparer quelques poutres puis de rehausser l’ensemble de la charpente pour pouvoir y faire rentrer des véhicules. Jean-Emmanuel a pour cela fabriqué et installé de nouveaux poteaux. Enfin il fallait creuser et poser un drain tout autour pour assainir les lieux. Cela fait du bien maintenant de pouvoir rentrer nos véhicules à l’abri!


Des étais supportent la charpente réhaussée. 


Nouveaux poteaux et début du drainage




Début juillet un petit chantier terrassement à l’emplacement de l’ancien poulailler nous a permis de préparer un terrain bien aplani et proche de la maison pour installer la « tente de transfo ». Premier pas vers l’aménagement d’un futur laboratoire de transformation à la ferme, cette tente nous a permis de faire mûrir ce projet tout en nous donnant un lieu un peu plus adéquat cette année pour réaliser la plus grande partie de nos bocaux (l’autre partie se faisant dans un laboratoire professionnel dans le sud de la Charente). 

C'est le chantier dans l'ancien poulailler!

 



Nous devons remercier non seulement les woofers qui sont passés (Diego, Salomé, Ariel, Willy, Dimitri, Joey, …) mais aussi les parents de Jean-Emmanuel qui nous ont tous donné un bon coup de main pour la confection des bocaux, en particulier la mise en bocal qui est une opération assez longue, surtout pour les petits pots. 

Cuisson des courgettes pour les bocaux de Courgettes à la Provençale


 
La famille Poumailloux en renfort!

Avec le sourire s'il-vous-plaît Joey, Salomé et Ariel !


 De juillet à octobre-novembre, nous avons refait des anciennes recettes, abandonné d’autres et mis au point des nouvelles: caponata, zaalouk, aubergines à l’orientale, crèmes de légumes pour apéritif, sauces pestos poivron-basilic et tomate-basilic etc…


Cette année, les bocaux prennent clairement le pas sur la vente de légumes frais. Plusieurs choses l’expliquent: le choix des bocaux et l’attirance naturelle de Jean-Emmanuel vers les légumes d’été font que nous ne produisons pas toute l’année des légumes très variés, il faut faire des choix. Cela nous a valu, du moins en partie, de perdre le débouché de deux restaurants. En outre, nous voyons s’installer de plus en plus dans le coin de nouveaux maraîchers. Or la demande en légumes bio/locaux dans cette région très rurale n’est pas illimitée. Et comme nous commençons à avoir de l’expérience dans les conserves, qu’elles semblent être appréciées et que nous avons du goût à les faire, il nous semble judicieux de poursuivre dans cette voie plutôt que de faire la même chose que les collègues.

Comme pour confirmer cette décision, plusieurs occasions de vendre nos bocaux dans des boutiques en local se sont présentées à nous récemment.

 

C’est pourquoi nous sommes maintenant bien décidés à nous lancer dans l’aménagement d’un labo de transfo chez nous. Nous sommes actuellement en pleine réflexion sur les modalités pratiques avant de débuter les travaux au printemps. Un sacré projet en perspective!


Cet été, nous avons renouvelé notre partenariat avec la Maison Maria Casares où se déroule un festival de théâtre pendant un mois. Outre quelques légumes, nous avons surtout fourni les galettes poitevines pour le goûter spectacle. Claire est devenue une championne en la matière avec plus de 120 galettes confectionnées en quatre semaines!

Combien de galettes sur la photo? 

 

Dans un tout autre domaine, bien qu’il s’agisse toujours de culture, quelque chose nous a bien occupés l’année passée : c’est la création, avec une petite association, du Cours Aliénor d’Aquitaine, un collège du réseau Excellence Ruralités (anciennement Esperance Ruralités) dans le Confolentais, à Esse. Une aventure qui a commencé durant le premier confinement, alors que Jean-Emmanuel, toujours désireux de réfléchir aux problématiques de son temps, avajt lancé un petit groupe de réflexion informel par visio. Et la première question traitée fut celle de l’éducation. Nos réflexions rencontrèrent par hasard, mais nous ne croyons pas au hasard, le désir de la Fondation Excellence Ruralités de fonder un second établissement, le premier se trouvant à la Fère, dans l’Aisne. Leur pédagogie nous a tout de suite parlé, l’idée de se lancer dans la fondation d’un collège, un peu moins. Et pourtant… Septembre 2022, avec l’aide de la Fondation et grâce au travail de notre petite association, le collège a ouvert avec 7 élèves, un directeur et quatre professeurs très motivés. L’essence de cette pédagogie : offrir aux jeunes un cadre favorable pour lutter contre le décrochage scolaire et atteindre chacun sa propre excellence. Cela passe par des classes à petit effectif, des professeurs-éducateurs présents en classe mais aussi dans la cour, aux repas et à l’étude, un esprit d’école et d’équipe pour que personne ne soit seul, une relation de proximité avec les parents etc… Nous sommes très heureux de l’aboutissement de ce projet même si le travail est loin d’être terminé, notamment avec la recherche de donateurs et mécènes sans lesquels ces établissements hors-contrat et destinés à des populations modestes ne pourraient pas exister. À bon entendeur…




Inauguration du collège en octobre


Pour finir, voici quelques photos de nos trois gaillards qui grandissent bien. Rémi a fait sa première rentrée à l’école en septembre, Augustin profite de sa dernière année de maternelle tandis que Bruno a attaqué le CP.






Et là, ce sont enfin les vacances!!!!

 

 







vendredi 19 novembre 2021

Année 2021
 
 
La promesse de beaux fruits..


 
Et voilà une nouvelle année qui s’achève presque… Et alors, quid de la ferme, des cultures, des travaux, de la famille? Petite revue des aspects les plus marquants.


Les travaux ont avancé dans les interstices que laissaient le maraîchage et la vente.  
D’abord le salon s’est vu doter d’un beau plafond avec un enduit au plâtre entre les poutres. Quelques jours de travail, mais cela valait le coup! Merci Toni! 

Premier enduit d'accroche entre les poutres et la plaque de liège (isolant phonique)


Pas mal, non?



Ensuite, grâce à l’aide ponctuelle de Xavier, une connaissance du coin qui bricole bien, nous avons pu garnir le sol de l’arrière-cuisine et de la salle de bain du haut de tomettes anciennes récupérées grâce à notre ami le Bon Coin! La pose du plancher a aussi avancé de la même manière à l’étage, ce qui nous a permis de mettre en route une deuxième chambre pour les garçons. Rémi a pris la place de ses frères, très content de dormir à l’étage comme eux, tandis que Bruno et Augustin sont ravis de changer de chambre. Il en faut peu pour être heureux! 

Du bon travail, merci Xavier!


À l’heure où nous écrivons, Jean-Emmanuel aidé de Martin mettent une touche finale aux murs de l’arrière-cuisine de manière à pouvoir les tapisser d’étagères de bocaux et en faire notre réserve. Lesdits bocaux (à usage familial) encombrant pour le moment notre couloir à l’étage destiné à accueillir une bibliothèque dont les futurs livrent dorment pour l’instant encore dans des cartons… Bref, nous jouons aux chaises musicales en espérant que bientôt tout sera bien à sa place définitive!


Dehors, nous n’y sommes pas allés avec le dos de la cuiller; nous avons fait revenir une pelleteuse (voir blog du printemps dernier) pour effectuer quelques menus travaux: l’agrandissement de la mare du verger pour avoir une plus grande réserve d’eau l’été, le comblement des baissières, le tracé d’un chemin qui fait le tour de la serre et se poursuit au début du champ pour la desserte des nouveaux espaces de culture (nous allons vous en parler) et l’aménagement d’une plateforme à côté de la grange pour niveler un terrain en pente peu exploitable. Pour ce qui est des chemins, la pelleteuse a non seulement raclé les emplacements prévus, mais les a ensuite comblé avec du tuf creusé dans notre verger (roche très friable, parfaite pour faire les gravillons des chemins). Notre carrière commencée l’an passé s’est ainsi agrandie, et avec les pluies diluviennes que nous avons eues, elle s’est remplie d’eau, fournissant une seconde réserve pour l’irrigation. Nous sommes très satisfaits de cette carrière de tuf qui fait double-emploi!

Préparation du terrain de la future serre

L'eau de pluie remplit peu à peu la carrière

Un chemin tout neuf à l'orée du champ


Nous parlions donc de nouveaux espaces de culture : nous avons investi la première partie du champ en agroforesterie pour y installer trois bandes de maraichage. Une de plein champ et les deux autres sous serre. C’est que Jean-Emmanuel s’est décidé à investir dans un tunnel, notamment pour sécuriser la récolte de tomates. Cet été « pourri », pardonnez-moi l’expression, aura été la plus belle preuve de sa nécessité. La serre n’ayant pas été finie de monter avant l’été, toutes les tomates, à l’exception de celles de notre serre auto-construite, ont été plantées en plein champ et n’ont pas manqué d’attraper le mildiou, ce champignon qui s’installe dans des conditions humides et fraîches. Nous avons bien essayé de lutter en juillet, mais devant la persistance de la pluie et de la fraîcheur, nous avons dû rendre les armes… Quasiment pas de tomates cet été ! 

Après une journée et demi de démontage de la serre, il n'y a plus qu'à tout remonter!


 

Tout début du remontage

 

Les jeunes plants de poireaux au premier plan et la demi-serre montée au second

Mais voyons plutôt ce qui a bien poussé cette année ! Les choux de printemps! Le climat breton que nous avons eu leur a fort bien plu et pour la première fois nous avons eu au printemps une belle récolte de pak choi (chou chinois), brocolis, choux cabus, choux pointus et choux rouges. Les fèves aussi ont bien profité, à tel point qu’en ayant trop, nous avons eu l’idée de faire du houmous de fèves. La recette est à améliorer mais il y a du potentiel. 

Fiers de nos brocolis !
Choux pointus et chou kale font bon ménage avec les fèves
Plates-bandes paillées pour parer à la sécheresse...


 

Quant aux courges, jamais la récolte n’a été aussi bonne grâce à la pluie tombée au bon moment. Pas besoin de les arroser cette année ! Le revers de la médaille est une conservation moins bonne que d’habitude à cause du trop d’eau. Vous avez sans doute remarqué que les légumes trop poussés à l’eau pourrissent plus vite… Cet automne, nous avons donc beaucoup transformé nos potirons, galeuses, musquées et butternuts en bonnes soupes et purées!

Récolte des courges avec Rémi dans la benne du "tata"


Quant au champ, il a été semé cette année d’avoine et d’engrais vert qui ont plutôt bien marché.

Côté cuisine, plusieurs innovations.
D’abord, Claire a ouvert « officiellement » un tout petit atelier pâtisserie dans le cadre du Comptoir des Lions (un groupement de producteurs auquel nous appartenons dans le Confolentais). Cela faisait la deuxième année qu’elle y proposait avec succès durant le mois de janvier une galette des rois potiron-amande. Et l’idée lui a pris de continuer en lançant « la tarte du mois », ce qui l’a obligée à un peu de créativité quand ce n’était pas la saison des fruits… Voici quelques spécimens : tarte Melonnette-châtaigne, tarte aux Blettes à la niçoise, tarte chocolat-noix-poire confite, tarte aux fraises au basilic, prune amandine etc… Elle propose également de la  galette poitevine et des macaronés aux amandes sur le Comptoir, mais aussi sur les marchés auxquels nous participons désormais. 

Atelier pâtisserie, le petit plaisir du jeudi
Tarte Pomme-coing


Tarte Melonette-châtaigne

Tarte sucrée aux blettes à la niçoise

Tarte Chocolat-noix-poire confite

Tarte Rhubarbe-cerise

Tarte Fraise-Rhubarbe

Tarte Prune amandine


C’est en effet une nouveauté de cette année : nous nous sommes lancés dans l’aventure des marchés de producteurs. Le concept est simple: ces  marchés d’été ont lieu dans la soirée et les visiteurs peuvent s’asseoir sur place pour déguster cagouilles (escargots charentais), chèvre chaud, saucisses de canard, assiette de pestos, galettes de légumes, glaces artisanales, crêpes ou broyé du Poitou. Si Claire était la plus motivée au départ, Jean-Emmanuel a pris goût à cette ambiance festive et à l’adrénaline qui monte quand il faut gérer la plancha aux heures de pointe! 

Pour nos premiers marchés de producteurs investissement dans un barnum et une banderol...
...ainsi que dans une plancha. Ça ne rigole plus!



Parallèlement à cela, nous avons été invités par deux productrices amies à nous associer pour tenir un stand tous les 29 du mois au marché de producteurs de la foire des Hérolles. Ce minuscule village, situé aux confins de l’Indre, de la Vienne et de la Haute-Vienne, est le siège d’une grande foire mensuelle depuis le Moyen âge. Plusieurs milliers de visiteurs viennent chaque mois y acheter des volailles, des plants de légumes ou autre produit de plus ou moins grande nécessité, et surtout y manger la tête de veau !! Pour notre part, notre stand « la Halte fermière » propose des pièces de bœuf, de porc et d’agneau à la plancha accompagnées de délicieux légumes et frites paysannes! Nous retrouverons la foire en avril après la trêve hivernale. 

Et voici notre grande poêle à paella, ici pour des blettes à l'orientale
La fine équipe des Hérolles: Dominique et Claudie, Geneviève, vos serviteurs et Louise, une woofeuse



C’est d’ailleurs à cette foire que nous avons acheté 6 grosses canes blanches déplumées qui ont miraculeusement retrouvé un superbe plumage après quelques jours dans notre mare. Elles ont rejoint 3 canards coureurs indiens, à l’allure très amusante quand ils sont dressés sur leurs pattes.. Bilan des courses: trois des canes de basse-cour ont disparu de façon indépendante de notre volonté, tandis que pas un des coureurs indiens ne manque à l’appel. C’est l’avantage de ces races rustiques, qu’on n’élève pas tant pour les croquer que pour le plaisir de leur compagnie et, paraît-il, leur aptitude à manger les limaces.

Les "cacas", comme dirait Rémi avec enthousiasme...


Quant à nos poules, elles continuent à se multiplier, nous ne saurions même pas vous dire leur nombre!

Un autre animal a pris place dans le jardin sans que nous l’ayons invité cette fois: le ragondin. Quand nous avons vu qu’il grignotait nos betteraves, nous avons pris des moyens sérieux. Le piège à ragondin fonctionne très bien, pourvu que l’on parsème de pommes l’intérieur et les alentours. Nous en avons ainsi capturé six dans l’été, dont la moitié a fini dans notre assiette, en ragoût ou en rillettes. Vous savez, ce fameux pâté de ragondin dont tout le monde dit qu’il est très bon, paraît-il, mais que peu de monde a réellement goûté? Venez chez nous pour essayer! 

On l'aime mieux dedans que dehors! Voyez plutôt ses dents...



Les mois de septembre et octobre ont été presque entièrement consacrés à la confection de bocaux, tantôt chez nous pour les « petites transfos » (les pestos, caviars d’aubergines, confit d’oignon, confitures, ratatouilles etc…), tantôt dans le labo en sud-Charente, très bien équipé pour les soupes, purées et compotes. Le produit phare de l’année est le pesto de capucine, que nous faisions déjà pour nous, et que nous proposons à la vente devant le succès auprès de nos amis visiteurs.
Le bilan de cette nouvelle saison de « transfo », c’est qu’il nous faut vraiment un « labo » chez nous avec tout ce qui va avec: matériel professionnel, étagères de stockage regroupées au même endroit, espace suffisant etc… Ce sera notre projet pour les prochaines années, mais il y a du travail en perspective!

Guislain à la poêle et aux bouteilles. On ne chôme pas ici!

Mise en pot de la confiture Prune-épices tout en devisant


Si tout cela a été possible, c’est en grande partie grâce à l’aide des woofers qui se sont succédés cette année, et celle des parents de Jean-Emmanuel qui gardent les enfants pendant les marchés, les journées de transfo etc..  et donnent des bons coups de main pour le traitement des légumes. Un grand merci à eux! 

Un petit apéro pour dire au revoir à Guislain et Pauline avec du gaspacho bien sûr (mais pas seulement)!

Mise en terre des plants d'aubergine avec Louise et Ruben

Une longue matinée de cueillette... fatiguée, mais heureuse, Lola!

Thibaut, Thibaut et Agathe aident à préparer le pesto de chou-roquette
Grand-mère et pettit-fils


Avec tout cela, les enfants grandissent et croquent la vie!
Bruno (5ans) et Augustin (4 ans) vont toujours dans leur petite école de campagne, prennent le bus le matin et le soir. Rémi (2 ans) passe encore ses journées à la Roussie, tantôt chez nous, tantôt chez ses grands-parents.



Augustin


Au sommet de la roche de Solutré




Vaisselle après la confection de pestos

Bruno

Augustin

Deux ans de Rémi en octobre dernier

Vacances de Toussaint dans les Pyrénées
A bientôt!