Le printemps a chassé l’hiver, le signe pour nous de donner quelques nouvelles. Quoi de neuf depuis le mois de janvier ?
Un grand pas à l’intérieur de la maison : ça y est, nous avons le chauffage depuis début février !! Nos courageux visiteurs du mois de février (des frères et sœurs de Jean-Emmanuel et deux woofers, Hervé et Simon) sont arrivés juste au bon moment pour inaugurer le système et profiter de la chaleur dans la grande pièce. La cuisinière à bois alimente donc les tuyaux du chauffage au sol en même temps que ceux de l’eau chaude sanitaire… et permet de nous alimenter nous-mêmes avec de bons petits ragouts mijotés ! C’est la bonne nouvelle de la saison, même si, il est vrai, il reste quelques ajustements à faire pour que le système fonctionne parfaitement. On a atteint les 19 degrés dans la pièce à vivre, ce qui nous paraît très honorable et suffisant.
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| La chaufferie - arrière cuisine |
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| La cuisinière à bois |
Mais pour ne pas chauffer les petits oiseaux, il était ensuite nécessaire de travailler à l’isolation du rez-de-chaussée.
D’abord en l’isolant du grenier qui est encore assez froid : pour cela Jean-Emmanuel a finalement opté pour de la laine de bois, facile à découper et à appliquer entre les poutres (une petite opération de décapage des poutres était au préalable nécessaire). Le matériau est certes plus onéreux que la traditionnelle laine de verre, mais il ne se tasse pas et dure donc davantage dans le temps. Qui plus est, il contribue à stocker du CO2 et est entièrement biodégradable.
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| Coupe de la laine de bois |
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| Une fois posée |
Après le plafond, les ouvertures : nous avons enfin, après un parcours administratif long et compliqué, obtenu les subventions de l’Etat et de la région pour l’isolation de la maison. Plus d’obstacle donc pour poser les nouvelles huisseries, en double-vitrage bien entendu, que notre menuisier stockait chez lui depuis des mois. Cela donne un petit air pimpant à la maison, mais surtout, on sent la différence en terme d’isolation.
En parallèle, Jean-Emmanuel a travaillé à l’isolation de la petite arrière-cuisine qui abrite la chaufferie (sol, murs et plafond), qui permettra aussi de faire une extension à notre cuisine qui n’est pas si grande que cela en y plaçant le frigidaire, le congélateur et quelques étagères. C’est qu’on prend des habitudes de luxe en terme de place quand on habite la campagne !
Pour parler de la cuisine précisément, cela commence à prendre sérieusement forme : avec Jean-Marc, un woofer qui n’est passé que quelques jours mais en travaillant efficacement, Jean-Emmanuel a confectionné des étagères à partir de belles planches de chêne tout droit sorties d’une grange. Et voilà le résultat !
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| Avant |
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| Pendant |
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| Après! |
En dessous, ils ont aussi aménagé un plan de travail en vieux carreaux de terre cuite. Par ailleurs, des meubles dignes de ce nom ont remplacé les étagères chancelantes qui supportaient nos bocaux et autres denrées. La poutre qui fait office de pilier central a été poncée, lui donnant un air un peu moins rustique. D’autres petites améliorations ont été faites, et ce n’est pas fini!!!
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| Les anciens meubles |
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| Le montage |
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| Et voilà le travail ! |
Pour ce qui est des autres pièces, pas de grand changement, mise à part la salle de bain, dont Jean-Emmanuel, avec de l’aide (merci Hugo et Jean-Marc !), a étalé la chape finale avant de poser le plancher de châtaigner. Ouf ! Ca y est, c’est le sol quasi définitif, puisqu’il reste à le traiter pour le protéger de l’humidité.
Pour isoler complètement la salle de bain, il restait à poser la porte qui sépare la pièce du petit couloir des futurs WC. Ce couloir a par ailleurs été complètement isolé par l’application de panneaux de laine de bois sur les bottes de pailles formant le mur. Merci au papa de Claire qui nous a bien aidés dans tous ces travaux !
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| Futurs wc |
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| Porte entre la salle de bain et les futurs wc |
L’hiver est propice aussi aux travaux extérieurs, contrairement à ce que l’on peut croire parfois.
Voici un petit panorama de ce qui a été réalisé dehors :
Grâce aux services d’un ami agriculteur de Hiesse et de son puissant tracteur, la petite parcelle entre le four à pain et la route (devant la maison) a été nivelée grossièrement. Il a fallu pour cela finir de démolir une ancienne porcherie en briques creuses, bouger d’énormes pierres qu’on réutilise pour faire des marches sur le côté, et bouger de la terre. Il reste à affiner le travail, mais le résultat est tout de même nettement plus propre qu’avant !
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| Novembre 2015 |
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| Mars 2016 |
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| Plantation des premiers fruitiers avec Simon |
Côté verger, c’est l’année des grandes plantations ! Pour lancer ce chantier, nous avons eu recours à une association, Prom’Haies, qui subventionne la plantation d’arbres fruitiers et de haies. Mais attention ! Pour que la subvention fonctionne, nous avons droit à 5% maximum de perte un an après la plantation. Rien n’est encore gagné ! Avec l’aide précieuse de nos woofers Hervé et Simon, nous avons ainsi mis en terre une cinquantaine d’arbres fruitiers (pommiers, poiriers, cerisiers et pruniers principalement, ainsi que quelques abricotiers, figuiers, noyers, châtaigniers, néfliers), et à peine plus d’arbres de haies (chênes d’Amérique, érables sycomores, frênes, charmes). Certains fruitiers ont été plantés en plein champ, ils seront plus hauts, et les autres ont été mis le long des baissières, c’est-à-dire dans les buttes qui bordent ces grands fossés. L’intérêt recherché est que leurs racines ne baignent pas dans l’eau l’hiver et qu’ils bénéficient du stockage de l’humidité sous la butte l’été venu. Pour l’instant ils ont bien repris, mais le défi est qu’ils « passent l’été » et sa potentielle redoutable sécheresse. Jean-Emmanuel a par ailleurs transféré dans le verger des rejets de prunier et de cerisier pour ensuite les greffer avec de bonnes variétés. Notre ami Jean-Claude est un expert en la matière et prêt à nous y aider. Nous avons également planté de nombreux pieds de framboisiers et de fraisiers que nous avons récupérés de droite et de gauche auprès d’amis de la région. Tout cela est plein de promesses, mais il va nous falloir patienter plusieurs années avant de récolter les fruits de ce travail (sauf pour les framboisiers et fraisiers).
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| Plantation des framboisiers entre les arbres fruitiers sur les baissières |
Planter les arbres n’a pas été le seul travail nécessaire pour lancer le verger. Nos amies les bêtes sont, comme vous le savez, très friandes des jeunes pousses et des troncs d’arbres contre lesquels se frotter : il a donc fallu protéger la parcelle des chevreuils en réhaussant la clôture existante, adaptée à des moutons seulement. Jean-Emmanuel avait déjà planté des piquets de deux mètres de hauteur, et en février il restait donc à installer le grillage sur tout le périmètre de la parcelle (à peu près 500 mètres). Un travail long et astreignant.
Petit à petit l’aménagement autour de la « grande » mare et des petites criques avance grâce aux petites mains de passage (merci à Hugo et ses amis, ainsi qu’à Jean-Marc !).
Les mares se sont bien remplies. Comment ne l’auraient-elles pas fait avec toute l’eau qui est tombée cet hiver ! Elles commencent à être colonisées par de multiples insectes, et surtout des grenouilles, ce qui nous vaut des concerts de coassements le soir. Avis aux amateurs !
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| Mare du verger avant les pluies hivernales |
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| Mare du verger au printemps |
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| Mares du côté maraîchage (futur parcours cueillette) avant les pluies |
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| Mares maraîchères au printemps |
Enfin, les mois de février et mars sont la bonne époque pour semer les légumes de printemps. Certains commencent à pointer le bout de leur nez. Sauriez-vous les reconnaître ?
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| tuahcitra |
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| ireléc |
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| evèf |
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| liuonef |
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| settelb |
Réponses : prendre la légende en lisant de droite à gauche.
Parmi les semis qui ont éclos, on vous présente notre plus beau spécimen : un petit Bruno, né le 10 avril à Saint Junien.