Bon, eh bien cette année l’été nous a surpris dès le départ avec ce fameux épisode de canicule fin juin doublé d’un autre en juillet, qui n’ont pas été sans conséquences pour nous. La canicule précoce de juin a affecté en particulier les plants de tomates, alors en fleurs.
Nous n’avons pas réalisé sur le moment, mais seulement progressivement, que les fleurs tardaient étrangement à se transformer en fruits ; et pour cause, elles « fondaient » sous les très fortes chaleurs, c’est-à-dire que beaucoup sont tombées. Cela a signifié moins de tomates, et surtout des récoltes très tardives. Au début nous ne savions pas tout cela et nous croyions les seuls à avoir mal géré nos tomates ; mais petit-à-petit nous nous sommes rendu compte que le phénomène avait affecté avec plus ou moins d’étendue de nombreux maraîchers. En bref, cela a été une très mauvaise année pour les tomates. Nous avons dû attendre la fin août pour en mettre sur notre étal, et encore, les premiers clients arrivés étaient les premiers servis. En revanche en septembre, elles étaient enfin bien parties, mais les principaux clients aussi…
Nous n’avons pas réalisé sur le moment, mais seulement progressivement, que les fleurs tardaient étrangement à se transformer en fruits ; et pour cause, elles « fondaient » sous les très fortes chaleurs, c’est-à-dire que beaucoup sont tombées. Cela a signifié moins de tomates, et surtout des récoltes très tardives. Au début nous ne savions pas tout cela et nous croyions les seuls à avoir mal géré nos tomates ; mais petit-à-petit nous nous sommes rendu compte que le phénomène avait affecté avec plus ou moins d’étendue de nombreux maraîchers. En bref, cela a été une très mauvaise année pour les tomates. Nous avons dû attendre la fin août pour en mettre sur notre étal, et encore, les premiers clients arrivés étaient les premiers servis. En revanche en septembre, elles étaient enfin bien parties, mais les principaux clients aussi…
Curieusement, les salades n’ont pas trop mal résisté à ce temps impitoyable, sans doute grâce aux voiles dont Jean-Emmanuel les a recouvertes.
En revanche une culture a très bien réussi cette année, ce sont les oignons. Ils ont pleinement profité d’un printemps assez pluvieux, et la récolte a été tellement belle qu’elle nous a pris plus de temps que prévu au début de l’été, retardant les travaux auxquels Jean-Emmanuel voulait enfin s’attaquer. C’est qu’il ne suffit pas de les ramasser, ce qui prend déjà du temps, mais ensuite il faut les étendre au sec pour les mettre à sécher avant de les stocker en coupant la tige asséchée. Sur les trois variétés d’oignons, blancs, rouges et jaunes, nous avons dû récolter environ 600 kilos ! Une bonne partie a été vendue en direct, une autre a servi pour nos bocaux, et la dernière est pour notre consommation personnelle. Les oignons, c’est bon pour la santé !
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| Essai de la technique ancestrale des oignons suspendus |
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| Finalement, adoption d'une technique simplifiée : coupe de la tige et séchage directement en cageots |
La sécheresse et les fortes chaleurs de l’été ont porté préjudice à plusieurs cultures car vu le peu d’eau disponible dans notre puits, nous avons dû faire des choix. Nous avons arrosé en priorité les légumes de la serre ainsi que les aubergines, les courgettes et les concombres.
En revanche les choux, les poireaux et les courges ont dû se débrouiller tout seul, avec un résultat mitigé…La leçon à tirer est qu’il va falloir que nous augmentions nos ressources en eau, soit par un forage, soit par un système de récupération des eaux de pluie. C’est au programme pour la saison prochaine.
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| Rangs d'aubergines et de courgettes. |
En revanche les choux, les poireaux et les courges ont dû se débrouiller tout seul, avec un résultat mitigé…La leçon à tirer est qu’il va falloir que nous augmentions nos ressources en eau, soit par un forage, soit par un système de récupération des eaux de pluie. C’est au programme pour la saison prochaine.
Et la serre, nous demanderez-vous peut-être ? Elle a permis de récolter des tomates tard dans la saison sans qu’elles soient touchées par le mildiou. Mais il n’y a pas eu assez d’orages durant l’été pour qu’elle soit autonome en eau. De plus on s’est aperçus que les plants de tomates, bien développés et placés en haut des buttes, avaient fait trop d’ombre aux aubergines et aux poivrons. Il faudra à l’avenir les espacer ou les tailler davantage. Nous avons tout de même eu une belle récolte de poivrons en fin de saison.
Pour revenir à nos tomates, leur retard a été non seulement un problème pour approvisionner les clients de notre marché à la ferme, mais encore pour fournir la Maison Maria Casares, envers qui nous nous étions engagés à livrer 20 à 25 kilos de bonnes tomates par semaine. La Maison Maria Casares, nous vous en avions déjà parlé, est un beau domaine ayant appartenu à l’actrice du même nom et légué à la commune d’Alloue qui en a fait un lieu de résidence pour des troupes de théâtre. L’été, la Maison organise durant cinq semaines des goûters, apéritifs et dîners-spectacles en ayant le souci, et cela est nouveau, de travailler avec des producteurs locaux. Mais fin juillet, nous n’étions toujours pas capables de leur fournir les tomates, ni début août, ni même mi-août ! Nous avons donc dû compléter avec nos concombres et demander à trois producteurs différents pour parvenir à livrer la dose hebdomadaire. Inutile de vous dire que nous avons été à la fois impuissants et bien contrits de cette situation !
Heureusement, nous avons pu honorer notre engagement à fournir environ 50 pots de ratatouille par semaine, toujours pour les dîners-spectacles, apparemment fort appréciée du public. Pendant cinq semaines, nous sommes allés tous les mercredis à Alloue pour cuisiner nos ratatouilles dans la cuisine de la salle des fêtes, gracieusement prêtée par la mairie, et bien plus adaptée pour ce genre de quantité que notre cuisine de la Roussie… De plus nous avons bénéficié du secours d’une machine coupe-légumes achetée par la Maison Maria Casares exprès pour la confection des ratatouilles, mais en vue d’équiper ensuite le futur laboratoire de transformation prévu dans l’ancienne boulangerie d’Alloue (voir blogs précédents).
Heureusement, nous avons pu honorer notre engagement à fournir environ 50 pots de ratatouille par semaine, toujours pour les dîners-spectacles, apparemment fort appréciée du public. Pendant cinq semaines, nous sommes allés tous les mercredis à Alloue pour cuisiner nos ratatouilles dans la cuisine de la salle des fêtes, gracieusement prêtée par la mairie, et bien plus adaptée pour ce genre de quantité que notre cuisine de la Roussie… De plus nous avons bénéficié du secours d’une machine coupe-légumes achetée par la Maison Maria Casares exprès pour la confection des ratatouilles, mais en vue d’équiper ensuite le futur laboratoire de transformation prévu dans l’ancienne boulangerie d’Alloue (voir blogs précédents).
Nous avons renouvelé notre collaboration avec le domaine de Boisbuchet, centre d’architecture et de design, qui accueille tout l’été des jeunes et quelques moins jeunes du monde entier pour participer à des workshops (ateliers) animés par des pointures internationales. Chaque semaine, nous leur avons ainsi livré des légumes.
Nous avons également repris nos marchés à la ferme deux fois par semaine. La fréquentation a été clairement plus importante en août.
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| Mais où est la vendeuse? |
Par ailleurs, nous avons continué à fournir les deux restaurants avec qui nous travaillons depuis maintenant trois ans : la Châtellenie à Availles-Limouzine, et le Virage à Pressac.
Une nouveauté en termes de vente : nous avons commencé, depuis la fin du printemps, à livrer quelques paniers à Confolens le vendredi matin. Claire s’est habituée à faire sa petite tournée : d’abord à l’hôpital pour quelques membres de l’Amicale du personnel, puis au Ptit Panier bio (la boutique bio de Confolens), puis chez quelques commerçantes et enfin chez quelques particuliers. Finalement, cela prend l’ensemble de la matinée, entre la cueillette, la préparation des paniers et la livraison.
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| Paniers de la fin du printemps |
Quant aux travaux, les choses ont avancé. A l’heure où nous vous écrivons, Bruno et Augustin, nos deux aînés, dorment enfin dans leur belle chambre toute neuve, fruit du travail de cet été. Si les matinées étaient plutôt consacrées au jardin, et en particulier la cueillette, les après-midis restaient libres pour les enduits de la future chambre ainsi que du plafond de la salle de bain. Les woofers que cela intéressait pouvaient y participer. Merci à eux !
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| Dur, dur, la première expérience d'enduit sur un plafond! |
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| Ca avance la chambre des enfants! |
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| Monte-sceau |
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| Et nous aussi on travaille! (Avec les doudous s'il vous plaît...) |
Fin août, nous avons pris la liberté de nous absenter de la ferme pour participer à des vacances familiales. Nous avons alors confié la place et nos activités à une petite famille désireuse de s’essayer à notre mode de vie pendant une semaine. Merci Raphaëlle et Jean-René de nous avoir remplacé en assurant les cueillettes, la préparation des paniers, les livraisons, les ventes à la ferme etc… Vous avez apparemment trouvé que ce n’était pas de tout repos !
En septembre nous étions encore en pleine production, surtout pour les tomates qui donnaient enfin leur mesure. Mais, comme nous vous l’avons déjà dit, la pleine saison des vacanciers est passée. Nous avons tout de même continué à vendre à quelques clients locaux et livré des légumes à l’école primaire de Civray.
La période des bocaux revient. Nous reprenons la route du laboratoire de transformation en sud-Charente pour confectionner des soupes à base de courgette, d’oignons et de tomates, légumes que nous avons en abondance.
Quant aux ratatouilles, coulis de tomates et pots de courgette à la provençale, nous pouvons les réaliser dans la cuisine de la salle des fêtes d’Alloue avec nos stérilisateurs car le taux d’acidité est suffisant, grâce à la tomate, pour assurer une bonne conservation.
La période des bocaux revient. Nous reprenons la route du laboratoire de transformation en sud-Charente pour confectionner des soupes à base de courgette, d’oignons et de tomates, légumes que nous avons en abondance.
Quant aux ratatouilles, coulis de tomates et pots de courgette à la provençale, nous pouvons les réaliser dans la cuisine de la salle des fêtes d’Alloue avec nos stérilisateurs car le taux d’acidité est suffisant, grâce à la tomate, pour assurer une bonne conservation.
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| Ca stérilise! |
Claire quant à elle, commence à lever le pied, car le ventre s’arrondit sérieusement et rester debout toute la journée dans un labo est malgré tout assez fatigant. Heureusement Jean-Emmanuel est épaulé par des woofers de choc qui l’aident pour la transformation. Des temps festifs viennent agrémenter l'ordinaire surtout avant les départs des uns des autres.
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| Les grandes tablées sont fréquentes l'été |
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| Soirée des talents à la Roussie (excusez la qualité de la photo) |
Par ailleurs, cette année encore nous avons eu de la visite d'amis et de famille qui nous ont fait grand bien et qui nous permettent de sortir un peu le nez du guidon!
Bruno et Augustin grandissent bien. Avec eux nous découvrons avec bonheur les différentes étapes et la grâce de l'enfance. Ils sont très complices même si les confrontations sont fréquentes.



























































