vendredi 27 janvier 2017

Automne 2016 

Cet automne, la cuisine et le salon, c’est-à-dire la grande pièce du bas, ont pris une allure presque définitive. En réalité, les avancées majeures se sont faites à l’intérieur, et le chapitre « extérieur » sera beaucoup plus réduit cette fois-ci. 
Dans la cuisine, Jean-Emmanuel a fini les enduits, mais comme le résultat final n’était pas partout très homogène, il a appliqué par-dessus une patine : c’est un badigeon très léger pour égaliser le rendu final de l’enduit. Au départ un peu déçus de ne pas garder l’enduit brut, nous ne sommes finalement pas si mécontents du résultat. Le pourtour des portes et des fenêtres a ensuite été peint en blanc, à la fois pour l’esthétique et la luminosité. Nous ne savons pas encore si nous allons les garder tels quels. 

Une conséquence non négligeable de la finition des enduits est que nous avons pu remettre les meubles en place. Ouf, quel soulagement ! Nous avons même descendu des cartons de vaisselle qui dormaient dans le grenier pour en garnir l’armoire et le buffet et réorganiser un peu les rangements. 



La dernière touche dans la cuisine, comme dans le salon d’ailleurs, a été pour le sol. Il a fallu gratter les joints abimés, raboter les baguettes de bois qui séparent les briques, puis effectuer les nouveaux joints. Ca a ensuite été la toilette des briques, passées au vinaigre, puis à la cire. Et ce sur toute la surface de la grande pièce. Quand on foule le sol du rez-de-chaussée, on ne s’en rend pas forcément compte, mais beaucoup d’heures auront été nécessaire pour le rendre beau comme il est maintenant. En tous cas, nous en sommes très contents… Merci à Clémence, une woofeuse, qui a été d’une grande patience dans le travail de nettoyage et de cirage. 



Dans le salon, les enduits sont également terminés, recouverts comme dans la pièce voisine d’une patine claire. Nous sommes maintenant dotés d’une superbe penderie à l’emplacement de l’ancienne pierre à évier ; c’est peut-être idiot à dire, mais c’est un confort d’avoir une penderie : plus de manteaux qui traînent un peu partout, et même une planche pour les chapeaux de Monsieur et les gants de Madame ! Dans toute la grande pièce, des baguettes ont été posées entre les poutres du plafond, support pour les  plaques de liège ou de laine de bois enduites qui feront la finition du plafond.

Mais ce n’est pas tout, nous avons franchi un seuil dans la gamme confort de la maison : nous avons maintenant un escalier ! Nous avons profité pour cela, ainsi que pour l’aménagement de la cheminée, de la venue d’un woofer très efficace et disponible arrivé tout droit d’Afrique du Sud (mais arrivé chez nous en vélo par jour de grand vent), Harald. Il avait fallu attendre que les murs soient finis pour pouvoir poser l’escalier. Nous l’avions trouvé sur le bon coin : tout collait, le quart tournant bas, les dimensions globales, mais il manquait 20 cm pour atteindre la hauteur de notre pièce. Un os, qui est finalement devenu une source de créativité. Jean-Emmanuel et Harald ont fabriqué la dernière marche en bois et brique en rappel du motif du sol, ce que nous trouvons plutôt réussi.






Nous parlions de la cheminée. Nous avons choisi d’aménager un foyer surélevé, à la fois pour le côté pratique de la chose, surtout dans une famille où la taille moyenne n’est pas ridicule, mais aussi pour améliorer le tirage de la cheminée. Pour ce faire, Jean-Emmanuel et Harald ont construit trois dômes en pierres et copeaux de bois, support de la structure en arches du foyer. Une fois la structure séchée, ils ont retiré les pierres et les copeaux, puis ils ont réalisé le dessus avec des briques sur le pourtour et une plaque de fonte redécoupée pour l’occasion à l’emplacement du foyer. Ils ont aussi pris le soin de faire deux trous pour y ranger petit bois, papier etc… Quand les arches et les deux trous ne sont pas remplis de bois et de papier, l’ensemble prend une allure quelque peu fantastique, voire monstrueuse. 





Notre future chambre a légèrement avancé : Jean-Emmanuel, aidé par Harald et une journée par son ami Never (merci !), a poursuivi les enduits finaux. Mais un dernier enduit est nécessaire pour corriger la verticalité du mur sur la cloison de séparation avec le salon. Par ailleurs, il a fabriqué un beau placard cache-tableau électrique en chêne. Le gros morceau à venir dans cette pièce est la finition du sol. Nous voulions y mettre du parquet, mais il faut trouver des solutions techniques pour que l’humidité qui remonte un peu le long des murs n’abîme pas le parquet. Petit-à-petit, mais petit-à-petit seulement, l’oiseau fait son nid !


Grâce à la venue d’un couple de woofers, Laurie et Flavien, le chantier du mur paille extérieur, que vous aviez certainement oublié, a été relancé. Il s’agissait d’enduire le mur nord extérieur de notre chambre actuelle, déjà doublé de paille par Jean-Emmanuel il y a un certain temps pour mieux isoler la pièce des frimas (comme en ce moment par exemple…). Ils ont d’abord mis un badigeon sur la paille pour faire adhérer l’enduit, puis ils ont patiemment appliqué à la main l’enduit de corps fait d’argile, de sable et de paille. Le tout renforcé par un grillage à poules. Il a fallu faire une deuxième couche avant le séchage de la première et il reste maintenant la couche finale à appliquer. 



Nous ne vous avons pas encore parlé de Cham Cham et Hippalam (orthographe approximative), deux woofers coréens qui ont passé une semaine chez nous…. en « honey moon » ! Mariés une semaine auparavant en Corée, ils ont commencé leur voyage de noces au Vietnam pendant une semaine avant de prendre la direction de Paris où un oncle les attendait. Mais il n’y ont pas fait de vieux os, leur destination finale était vraiment le fin fond de la campagne française, où ils voulaient partager les heures et les jours d’humbles maraîchers en permaculture. Dans un pays où la compétition fait rage, ils désiraient voir un mode de  vie alternatif dont ils pourraient s’inspirer pour leur propre vie. En Corée l’accès à la terre est extrêmement difficile et coûteux, et notre ferme de 5 hectares est pour eux un rêve inaccessible là-bas. Un jour que nous déjeunions près du vieux chêne au soleil, le chant des oiseaux dans les oreilles, ils ont dit avec leur délicieuse candeur habituelle : « C’est comme dans nos rêves ! C’est même mieux ! ». Ils ont participé à de petits travaux dehors : la collecte des dernières tomates vertes en vue de faire des confitures, la mise en pot de stolons de fraisiers, puis leur repiquage, du désherbage etc… Merci à eux ! D’aucuns se posent peut-être la question sur la communication : nous parlions avec eux en anglais, tout comme avec Harald (le woofer sud-africain) qui était là en même temps. 

Par ailleurs, Jean-Emmanuel a bien été occupé aussi par de menues taches : rangement de la grange, approvisionnement en bois, élagage, préparation des commandes de Noël à Paris (légumes, confitures, miel venant d’un ami apiculteur)… Quant à Claire, elle a mis la main à la pâte en réalisant des confitures : gelée de coings, confiture potiron-pommes et de tomates vertes.

Pendant ce temps-là le petit Bruno grandit, profite du vert et des bons légumes. Avec la venue des uns et des autres, il se socialise petit-à-petit et est toujours prêt à dégainer son sourire charmeur. Sa joie de vivre ne laisse de nous émerveiller chaque jour !



L’hiver a commencé déjà, nous vous donnons rendez-vous à la fin de cette saison pour la suite de nos aventures !