mercredi 11 mars 2015

Hiver 2014-2015


Chers amis, chère famille,

Vous ne les attendiez plus… voilà des nouvelles fraîches de la Roussie !
Alors, ça avance ??? Jugez-en par vous-mêmes.

Côté maison d’abord…
Ca y est, la porte entre la future cuisine et la future arrière-cuisine est finie d’être percée, et une porte en bois a désormais comblé le trou. 



Quant à la salle de bain, il y a quelques progrès : à l’emplacement de la douche, Jean-Emmanuel a appliqué par couches successives un stuc qui permet de remplacer le carrelage. C’est ce qu’on voit en rouge sur la photo.



 D’aucuns y voient une inspiration orientale. L’éclairage s’est également amélioré grâce à l’apposition de spots au plafond. Le chantier n’a pas évolué pendant l’hiver, et la température a tourné autour de huit degrés ; les douches n’ont jamais été aussi courtes, même si, Dieu merci, nous avions de l’eau chaude ! Pour que les travaux avancent davantage, il fallait attendre que le système de chauffage soit mis en place, pour que le plancher en châtaigner que nous avons déjà acheté ne pourrisse pas. Or, ce n’est que très récemment que nous avons fait l’acquisition de notre cuisinière à bois- bouilleur qui va alimenter le chauffage au sol et le radiateur de la salle de bain (reste à l’installer). 



 Jean-Emmanuel a déjà commencé à isoler les murs de la pièce par l’extérieur avec de la paille enfilée dans des palettes en bois. 

  

Revenons dans la pièce principale.  Jean-Emmanuel a complètement enlevé l’escalier et a finalement renoncé à le réutiliser. Nous voulions en effet déplacer l’escalier qui se trouvait, après l’abattage d’une cloison, au milieu de notre grande pièce. Après avoir imaginé toutes les configurations possibles pour lui trouver un nouvel emplacement, nous pensions juste le décaler en changeant le quart tournant (de droite à gauche). Ce qui se révèle en réalité une opération assez complexe. Nous venons donc de faire l’acquisition d’un nouvel escalier qu’il reste à mettre en place… une fois que le sol sera fini ! Transition parfaite pour vous parler maintenant du grand chantier sol de la grande pièce…




A la fin de l’été, le sol avait bien avancé (voir la précédente newsletter), et il restait à le recouvrir. Oui, mais avec quoi ? Là est toute la question que nous avons retournée dans plusieurs sens. Allait-on mettre des tomettes ou réutiliser les briques ? Dans quelle disposition ? Pourquoi ne pas mettre du parquet ? Idée tentante, mais qui s’éloigne de l’esprit originel des lieux. En combinant tous les critères, à la fois techniques, économiques, pratiques et esthétiques, et après plusieurs projets, nous avons finalement opté pour cela:



Une alliance de bois et de briques. Et, ô miracle, la largeur de la pièce correspond au millimètre près à 7 carrés de briques. Le défi technique reste de rendre la surface du sol parfaitement (ou presque) plane, alors que la chape en-dessous ne l’était que très très approximativement. Pour le moment seule la future cuisine en est revêtue. C’est que ce petit travail est exigeant physiquement et demande beaucoup de temps !

Toujours dans la pièce principale, une partie des murs et du plafond a perdu sa carapace de peinture marron, verte et orange. Ouf ! Comme cela fait du bien ! 

 


Les matériaux naturels, le bois et la pierre, commencent à apparaître sous les coups du burin électrique et du sable projeté à toute force par un compresseur à air. Le sablage n’est pas une mince affaire : il faut d’abord s’habiller en conséquence avec un casque de scaphandrier et changer la vitre du casque tous les trois sacs car le sable raye le verre. Bilan de l’opération : efficace, mais relativement onéreuse.


Quant à l’extérieur, les choses se mettent en place petit à petit également.
Jean-Emmanuel a fini le système de drainage autour de la maison. 



Cela a pris du temps, mais nous en voyons les effets positifs : au lieu de trouver 95% d’humidité dans notre chambre à notre retour de vacances de Noël, nous n’avons plus trouvé qu’un taux de 75%  lors de notre dernier retour de vacances début mars. C’est encourageant ! En plus des drains à poser dans le sol, il a fallu installer des gouttières. 



Pour finir sur ce chapitre de l’eau et de l’humidité, Jean-Emmanuel s’est employé à transformer le vide de 70 cm entre notre chambre et la bergerie dans lequel s’accumulait l’eau de pluie et donc l’humidité, en un espace couvert et muni d’une chape isolante au sol. Nous voudrions en faire une douche et des toilettes à terme, ce qui rajoutera quelques mètres carrés à la maison !


 

Et le jardin ? Et le maraîchage ?? Ca avance ???

Patience ! Avant de semer à toute volée, il faut bien réfléchir les choses et mettre en place le terrain. Un principe de base en permaculture.
Avant toute chose, il est important, car bon pour le moral (et le moral, c’est le nerf de notre guerre !) de vivre dans un environnement plaisant. C’est pourquoi nous avons tenu à refaire les bordures devant la maison en utilisant la technique médiévale du plessis. 



Cela a le double avantage d’empêcher l’herbe de gagner sur la bordure et d’être joli (enfin, nous trouvons). Ces bordures vont être plus particulièrement consacrées aux plantes aromatiques, faciles à cueillir devant la maison et bien exposées au sud, ce qui n’empêche pas de planter quelques fleurs au passage.

Le plus gros de l’affaire reste la construction des fameuses buttes potagères. Les buttes offrent de nombreux avantages : outre le fait qu’elles augmentent la surface par rapport à des cultures en plein champ, elles empêchent de se casser le dos, elles permettent une meilleure exposition au soleil et surtout elles maintiennent une certaine humidité, même en période de forte chaleur (grâce au paillage) tout en empêchant les cultures d’être inondées en cas de fortes pluies.





Fabriquer ces buttes n’est pas aussi simple que cela paraît : cela nécessite de se procurer des branchages et des végétaux, de disposer dessus de la terre, de la border avec du bois coupé, et enfin de la pailler. Jean-Emmanuel a réalisé ainsi dernièrement quatre buttes maraîchères, ainsi que des buttes destinées à délimiter le terrain devant la maison, sur lesquelles on a déjà planté des arbres et arbustes et semé des graines. Des entreprises locales d’entretien d’espaces verts nous ont apporté régulièrement des végétaux qui viennent s’empiler sur ces « buttes frontières ». 





Jean-Emmanuel s’est également mis en cheville avec son voisin agriculteur pour recevoir les déchets verts que les particuliers mettent à la déchetterie de Confolens, la petite ville voisine. Régulièrement, des camions viennent décharger des bennes sur une plateforme construite à cet effet, et deux fois par an, une machine vient broyer ces déchets, qui compostent ensuite gentiment sur place. De l’or brun en perspective ! 




Un autre voisin agriculteur nous a également nettoyé un petit terrain qui était littéralement couvert de ronces de l’autre côté de la route. La terre y est bonne et attend des arbres fruitiers. 



Mais à chaque jour suffit sa peine… Nous avons déjà planté quelques arbres fruitiers autour de la maison : des pommiers, pruniers, cerisiers et noyers.
Enfin, la mise en place du terrain passe aussi par l’aménagement de mares car… l’eau c’est la vie, comme se plaît à le répéter Jean-Emmanuel. Les premières buttes maraîchères ont été faites autour d’un trou d’eau qui s’est transformée en une toute petite marre, avec même une petite île potagère au milieu, le tout très  bien exposé au soleil et à l’abri du vent du nord. Voilà des conditions favorables pour la culture de certains légumes et fruits qui aiment à la fois l’eau et le soleil !







Claire continue à travailler pour ses élèves, et comme le faisait remarquer quelqu’un récemment, on peut dire aussi que c’est une jardinière, qui essaye de faire grandir les jeunes qui lui sont confiés. Mais on ne fait pas pousser un arbre en tirant sur ses feuilles, alors il faut beaucoup de patience pour exercer ce métier d’enseignant avec des élèves en (grande) difficulté ou qui n’ont tout simplement pas envie de trop travailler…


 
Et pour finir, nous voulons vous partager la joie de voir passer les semaines et les saisons de plus près. Lumières, du soir et du matin, gelée et neige, brouillard, grues qui partent et qui reviennent à grands cris. 






Bref, nous ne sommes pas malheureux ici.
Nous pourrions vous raconter encore les liens que nous nouons progressivement dans le voisinage plus ou moins proche, mais c’est encore une autre histoire, tout aussi passionnante.

Vous savez que vous êtes toujours les bienvenus si vous êtes de passage dans notre Charente limousine. Alors à bientôt, et portez-vous bien !

Claire et Jean-Emmanuel


Eté - Automne 2014



Chers amis, chère famille,

Voici quelques nouvelles en direct de notre coin de Charentes, quelques mois après notre mariage et notre installation commune dans cette maison de la Roussie (Jean-Emmanuel y habitait depuis octobre 2013).


Nous voilà propriétaires de cette très charentaise maison et des 5 hectares environnants depuis le mois de septembre (Hiesse !). Un petit tour du propriétaire pour vous monter un peu lieux :
La maison





Le four à pain, qu’on aimerait encore sauver



Le chêne qui enchante les lieux tout près de la maison



Tout n’a pas commencé en juillet, puisque dès avant, des amis de Jean-Emmanuel sont venus l’aider pour commencer le grand chantier « sol ». On n’en est pas à refaire les fondations de la maison, mais tout de même, tout le sol était à refaire, car des briques posées à même la terre, c’est un peu mince pour l’hiver !


Alors c’est simple, il a « suffit » d’enlever les briques en question, d’ôter de la terre sur 30cm environ (dans le langage technique, il s’agit de « décaisser » le sol), puis de recouvrir le sol creusé de grosses pierres, avant de couler dessus une chape isolante faite de copeaux de bois (au préalable passés au tamis), de chaux et d’argile.





Mais ce n’est pas tout ! Après il a encore fallu poser les tuyaux du chauffage au sol, puis couler une autre chape, faite cette fois de graviers, de sable, d’argile et d’un peu de chaux.





Nous en sommes là pour ce chantier. Il reste encore à couler une dernière dalle qui servira de support pour reposer les briques. Un grand merci encore à tous ceux qui ont contribué à exécuter ces travaux de force au long de l’été : Edouard, Etienne, Philippe et le père de Claire.

Avant de faire tout ce remue-ménage au sol, on en a profité pour casser une cloison et enlever l’escalier qui se trouvaient en plein milieu de la future grande pièce à vivre (salon + cuisine/bar ouverte sur la pièce de séjour) que nous projetons de faire. Merci Aurélien, Thierry et Grégoire !








Un peu fous peut-être mais attachés tout de même à un minimum pour vivre au quotidien, nous avons commencé ces travaux seulement  dans la grande pièce de séjour, en gardant pour le printemps/été prochain les mêmes travaux dans les deux pièces dans lesquelles nous vivons actuellement. Jean-Emmanuel n’a pas épargné sa peine pour que nos « appartements » soient confortables (la chambre), et pratiques (la cuisine).











Le deuxième grand chantier, c’était, et c’est encore la salle de bain… Tout un cheminement et une recherche pour trouver les meilleures solutions techniques, pratiques et esthétiques ! Nous avons trouvé, en prenant la maison, une salle de bain minuscule, très mal aérée (ambiance sauna assurée en sortant de la douche), et peu conforme à nos goûts. On avait projeté de s’en occuper dans une deuxième tranche de travaux devant l’ampleur du chantier « sol », mais très vite nous avons changé d’avis. Parce que, on a beau dire… la salle de bain, ça compte ! La question de la taille a été réglée assez rapidement : en méditation dans la pièce, Jean-Emmanuel a tout simplement eu l’idée d’abattre la cloison avec les toilettes et avec le petit couloir qui desservait ces deux pièces. En bref on fait une « grande » salle de bain (n’exagérons rien) avec, suprême du suprême, une douche à l’italienne, sans rideau, sans cabine, sans marche, si chère à Jean-Emmanuel.








Reste à trouver les moyens techniques pour y parvenir : une isolation pour le mur (carrelage non envisagé), et un sol adapté. Le résultat, vous le verrez quand vous viendrez, ou suite au prochain numéro !
Pour ce qui est de la plomberie et de l’électricité, nous devons une fière chandelle au papa de Jean –Emmanuel qui est venu deux fois nous aider.
Plusieurs amis sont venus nous voir cet été et ont apporté leur touche au chantier : merci Cédric pour le percement de la porte entre la future cuisine et la « bergerie », qui sera notre future arrière-cuisine-entrepôt-atelier ; et merci Hélène-les pouces verts pour les multiples petites tâches de jardin que tu as accomplies.






Agnès, nous te devons un coup de neuf sur les volets : ça fait du bien au moral quand c’est fait !





Dans toute cette histoire, il ne faut pas oublier notre super sauterelle, la micro-pelleteuse que Jean-Emmanuel a acheté au début des travaux. Comme ça elle fait sourire, surtout quand il monte dessus, mais elle a tout de même rendu de bons services. Par exemple pour creuser les tranchées de drainage autour de la maison, en espérant que cela diminuera l’humidité de la maison.

 




Quant à nos amis les animaux, nous apprenons à vivre avec eux… que ce soient les multiples insectes, les poules, les renards, les chèvres, les chats, les souris, les frelons, les oiseaux.






Le renard a réussi à avoir notre dernière poulette rescapée, qu’on avait pourtant réussi à garder plus longtemps que les autres. Alors on se console en adoptant depuis plusieurs mois un chaton blanc très mignon, à qui on a donné le nom très original de « Minou » !
Côté jardin, nous sommes très fiers de la belle butte qui borde la route, et qui nous a donné en abondance des potimarrons, des magnifiques potirons et des butternuts, ainsi que quelques tomates. Ces résultats montrent l’efficacité de ce genre de méthode propre à la permaculture.









 Et pour finir, n’oublions pas Claire qui travaille pour ses petits et grands élèves, pendant que Jean-Emmanuel poursuit vaillamment les travaux.



Merci de nous avoir lus !
Nous allons mettre en place un blog si cela vous intéresse de continuer à suivre nos aventures en images.

A bientôt, en espérant que de votre côté les choses vont bien !


                                                                           Claire et Jean-Emmanuel