dimanche 17 janvier 2016

Automne 2015 (novembre-décembre)


L’effervescence et la joie des retrouvailles de Noël et du jour de l’an passées, nos pénates charentaises regagnées, voici venu le temps de vous donner quelques nouvelles fraîches ! Le temps est maussade à souhait et se prête fort  bien à cet exercice…


Ces deux derniers mois ont été marqués par la présence chez nous de nos fameux « woofers ». Pour ceux qui ne savent pas encore  ce que c’est, nous vous renvoyons à la fin de notre dernier article. Ils nous ont bien aidés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Merci en particulier à Victor et Nicolas, qui sont restés plusieurs semaines chez nous, ainsi qu’à Arthur !

Les derniers jours d’octobre avec quelques gelées et les premiers jours de novembre ont vu la fin des légumes d’été, les courgettes et les tomates notamment, et la cueillette des courges. Les buttes se sont ainsi dénudées, prenant des allures hivernales, mais décidément cet hiver tarde à se mettre dans ses habits d’hiver, et la douceur a fait germer des plantes qui auraient dû sommeiller pendant les mois froids (les pommes de terre, les fèves).


Pommes de terre


Fève en fleurs
Les jonquilles ne sont pas bien belles mais deux mois en avance!


Dans le jardin, nous avons cueilli des blettes, des brocolis, des choux fleurs, que nous avons continué de vendre aux collègues de Claire. Et pour élargir le choix, nous proposons aussi des légumes produits par un voisin maraîcher, Cyril, avec qui nous nous sommes mis en cheville.




Mais le plus gros du travail à l’extérieur n’est pas tant dans la production (enfin, pas encore), que dans la préparation du terrain. Suite de la saga de la pelleteuse… cette fameuse pelleteuse 18 tonnes mise à notre disposition par un voisin depuis cet été, et qu’il ne récupère toujours pas !! Alors ce serait bête qu’elle reste esseulée et inutile dans le jardin.



Voici les services qu’elle nous a encore rendus jusqu’à ce qu’elle retourne à son propriétaire début décembre : elle a permis de déplacer la haie qui sépare notre jardin potager (pour ceux qui sont venus, là où se trouvent les premières buttes) du futur verger. Cela permet d’agrandir un peu l’espace proche autour de la maison et d’ouvrir sur le vallon derrière.


Vue du toit sur la haie déplacée et les baissières du futur verger


Elle a été bien utile aussi pour démolir un vieux mur en ruine et déterrer les pierres recouvertes de ronces qui formaient un monticule à ses pieds. Les pierres ainsi dégagées ont servi, grâce au tracteur,  à empierrer des chemins faits par Jean-Emmanuel cet été, où l’on s’embourbait facilement par temps de pluie. Ce fut long et fastidieux, mais utile. 


Enfin, et ce n’est pas la moindre des choses, Jean-Emmanuel a pu modeler encore, grâce à la pelleteuse, une marre et quatre baissières (voir le blog précédent). Vous le voyez, pas de productivité immédiate, mais une préparation nécessaire pour la suite !


Nouvelle mare
Les baissières

Les buttes faites cet été dans le futur espace cueillette ont été ensemencées avec de la moutarde, un bon engrais vert, qui permet de stabiliser la terre sur les buttes et de ne pas laisser le sol à nu pendant l’hiver, empêchant ainsi les mauvaises herbes de s’installer. Une fois morts, les plants de moutarde laissent sur place de la matière organique qui enrichit le sol.

Un wwoofer dans la moutarde!

La grande affaire avant de partir en vacances fin décembre fut le transport des déchets verts. Vous vous souvenez que Jean-Emmanuel a passé un contrat, en collaboration avec un agriculteur voisin, avec la société qui gère les déchets du Confolentais : au lieu de transporter les déchets verts de la déchetterie vers le sud du département, ils les apportent régulièrement sur une plate-forme située à 400 mètres de chez nous, et deux fois par ans, ils broient le tas de végétation. Tout cela se fait gratuitement. Reste ensuite à notre charge de les transporter chez nous, auprès des buttes, afin qu’ils compostent après avoir été abondamment mouillés, et servent d’engrais vert pour les cultures d’ici trois mois. On a fait appel pour le transport à des agriculteurs du coin, mieux outillés que nous, mais la difficulté est de s’entendre sur les prix… 

Déchets verts broyés déposés entre les buttes

Quid des travaux à l’intérieur de la maison ?
L’avancée notoire, qui rend notre vie quotidienne plus agréable, est l’achèvement du sol en briques et bois de la grande pièce (cuisine, salle à manger et salon). C’était un bon morceau car il faut à peu près trois quarts d’heure pour effectuer chaque carré en s’y mettant à deux : il faut laver les briques, étaler une chape, positionner les baguettes de bois, ajuster les briques, et les mettre de niveau. 
Pour continuer sur les sols, celui de la future chambre a un peu avancé avec la pose des tuyaux du chauffage au sol, recouverts ensuite d’une fine chape pour les fixer. Il restera ensuite à poser le parquet. Mais ça, c’est une autre étape, qui sera une première pour Jean-Emmanuel. Dans cette pièce, outre le plancher, il y a encore du travail : percer une deuxième ouverture, faire les enduits des murs et l’isolation du plafond…

Le sol décaissé et drainé


Après les cailloux et une chape isolante: la pose des tuyaux du chauffage au sol


Et encore une dalle pour noyer les tuyaux


La cuisine terminée
Et le salon aussi! Ouf!!!

Passons à la salle de bain : un pas en avant, un pas en arrièèèèère, un pas sur le côté, et un pas d’l’autr’ côté !! Mais c’est pour un plus grand bien! Concrètement, ayant constaté des remontées humides provenant de dessous la douche, Jean-Emmanuel a jugé plus sûr de casser la dalle en béton qu’il avait faite pour la douche et de décaisser le sol comme dans le reste de la salle de bain. Ainsi tout le sol de la salle de bain est isolé. Le scénario maintenant bien connu reprend : décaissement (heureusement, c’est une petite surface !), empierrement, chape isolante. Il reste maintenant à couler une nouvelle dalle, et à installer ensuite le caillebotis prévu comme sol de douche. Dans le reste de la salle de bain, les « gars » ont posé les tuyaux du chauffage au sol, les ont noyés d’une chape comme dans la future chambre. Et « y’aura plus qu’à » poser le sol définitif, qui sera du plancher de châtaigner.


Chape qui attend la dalle finale avant la pose du caillebotis

Côté cuisine, les choses ont évolué : les plaques et les ustensiles ont enfin trouvé leurs murs définitifs, après avoir occupé deux autres pièces depuis le début de notre installation ! Cela fait du bien, même s’il reste encore des travaux à faire dans la cuisine, comme finir de percer les deux ouvertures, achever les enduits au mur, finaliser le plafond, et installer des étagères. Notre fameuse cuisinière à bois fonctionne et chauffe plutôt bien. Mais elle n’alimente pas encore le système de chauffage au sol et l’eau chaude sanitaire, comme cela est sa vocation. Autrement dit, pas encore de chauffage !




On pourra dire qu’on l’aura mérité, notre chauffage au sol ! Il doit nous rester une bouteille de champagne dans un coin, qu’on ouvrira le jour où il sera mis en route… Nous avons eu quelques déboires avec le chauffagiste à la retraite qui avait proposé, de manière un peu informelle, de nous aider à le mettre en place. Nous avions reculé devant le coût exorbitant que représentait l’appel d’un professionnel pour installer tout le système. Ayant fait la connaissance de ce chauffagiste accidenté et retraité, nous comptions sur son aide. Au cours de plusieurs rencontres chez lui à Poitiers, il a donné de nombreux éléments, et vendu un certain nombre de pièces, qui ont permis à Jean-Emmanuel, aidé de notre précieux ami Jacques pour les soudures, de commencer à mettre en place le système. Mais quand notre chauffagiste est venu chez nous, début novembre, pour prendre la suite, il a montré son mécontentement sur plusieurs points. Il est ensuite revenu une seconde fois, après que Jean-Emmanuel ait effectué les modifications demandées, mais a finalement jeté l’éponge en lui disant de se débrouiller ; il reviendrait seulement à la toute fin pour les derniers réglages électriques… Cela représente certes un gros contretemps, mais permet à Jean-Emmanuel de mieux comprendre le fonctionnement de ce genre d’installation assez complexe ! C’est en forgeant qu’on devient forgeron, n’est-ce pas ? 



Pour finir, sortons de cet article par la nouvelle porte de la bergerie, récemment posée. Cette ouverture correspond à l’extrémité du mur de la bergerie que nous avions abattu pour élargir le couloir des toilettes (seuls ceux qui sont venus parviendrons à comprendre, et encore…). Nous avons pour cela utilisé une porte donnée par le père de Claire, double-vitrage, anti-effration (il faut ce qui faut !), dont il fallait faire faire l’encadrement. Voilà qui donne plus de lumière à la bergerie-atelier et ouvre sur un autre côté du jardin. 
Toute dernière chose, Jean-Emmanuel a entrepris d’isoler par l’extérieur le mur nord de notre chambre à l’aide de bottes de paille, qu’il restera à enduire. Voilà ce que ça donne : 



Bref, comme beaucoup d’entre vous nous le disent, « petit-à-petit l’oiseau fait son nid » ! Les oiseaux préparent d’autant plus leur nid, qu’ils devraient accueillir un oisillon (ou une oisillonne) vers la mi-avril… 


Si vous vous ennuyez, n’hésitez pas à venir nous rejoindre, vous voyez qu’il reste largement de quoi faire.

Nous vous remercions pour toutes vos marques de soutien, à bientôt pour de nouvelles aventures !