Eté 2018
Cette lettre de nouvelles ne vous ramènera pas l’été et ses douces chaleurs, mais elle vous les rappellera peut-être…
Notre été a passé comme les étoiles filantes du mois d’août. Des fèves du mois de juin aux premiers potirons de la fin septembre, nous n’avons pas chômé et avons eu en même temps le plaisir de recevoir la visite des uns et des autres, amis et famille, pour nous donner un petit air de vacances. Merci !
En juin, les dernières vraies pluies de l’été nous ont donné une bonne récolte de petits pois ainsi que des fèves, mais surtout ont bien fait partir nos plants, quand ils n’avaient pas été mangés par les limaces (les plants de concombre en particulier).
Ensuite, les plantes ont dû se débrouiller avec la sécheresse: pas une goutte d’eau, hormis celles du tuyau goutte à goutte que nous avons dû utiliser avec parcimonie pour ne pas arriver trop tôt au bout des réserves. Le niveau de nos mares a descendu inéluctablement, bien sûr à cause des ponctions d’eau pour l’arrosage, mais aussi de l’évaporation continue. Nos « légumes du soleil » ont donc bien profité, en particulier les tomates, les courgettes et les aubergines.
En revanches les salades, les choux, les courges ont eu un peu soif et donné des résultats inégaux. Les pommes de terre, calfeutrées sous leur épais manteau de paille, ont plutôt bien donné.
Le gros travail dans le jardin, hormis l’accrochage des tomates, a été la cueillette, n’est-ce pas chères Haruka et Philine ? Haruka, originaire du Japon, est restée tout le mois de juillet chez nous, tandis que Philine nous a rejoints, depuis son Allemagne natale pour les mois d’août et septembre. Elles nous ont été d’une aide précieuse, assistées par des woofeuses de passage : les deux amies Flavie et Sabine, Sophie et sa fille Joséphine, qui a été très heureuse de trouver là les deux nièces de Claire Inès et Marina, exactement dans les mêmes âges.
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| Augustin dans les bras de Philine |
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| Qui veut des bons gâteaux? L'équipe de choc à un marché festif |
Au milieu de cette gente féminine, n’oublions pas Guillaume et Catalin qui nous ont aidés essentiellement pour les travaux, nous en reparlerons.
Ceux qui participent à la cueillette ici réalisent souvent combien cette partie du travail est loin d’être anecdotique, prend du temps et de la peine en même temps qu’il procure un vrai plaisir de voir pousser et mûrir les légumes de jour en jour.
Ces légumes, nous les avons vendus de plusieurs manières tout au long de l’été.
Nous avons repris la vente à la ferme, sans le volet cueillette cette fois-ci. Il nous avait semblé l’an dernier que la demande en cueillette n’était pas si importante, sans compter que ce mode de vente peut parfois davantage faire perdre du temps (explications, cueillette derrière les clients…) qu’en faire gagner.
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| Un nouveau panneau, placé ensuite au bout de notre petite route. |
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| Voilà, tout est installé. Joséphine et Claire vous attendent! |
Bref, nous avons redonné un coup de peinture aux panneaux indicateurs pour mieux guider nos visiteurs et avons à nouveau installé notre étal devant la maison, mais cette fois-ci qu’une fois par semaine, le mardi matin ; c’est que nous avons été contactés début juillet par une maison collective, le domaine de Boisbuchet, pour les fournir en légumes chaque semaine. Ce domaine est un centre international de design et d’architecture qui organise des sessions d’ateliers collectifs durant tout l’été, accueillant à peu près une soixantaine de personnes du monde entier chaque semaine. Nous avons travaillé avec plaisir avec l’équipe de cuisine et son chef allemand, Lucas, heureux de travailler avec des légumes savoureux… Ils sont même venus nous rendre visite à la Roussie pour voir le jardin et discuter un peu.
Plus au début de l’été, nous avons fourni des légumes à une autre maison collective, la maison Maria Casares, dans le village voisin de Alloue. L’actrice y avait acheté une belle maison qu’elle a cédée à la mairie à sa mort. C’est aujourd’hui un centre de résidence pour des troupes de théâtre qui accueille aussi du public l’été pour des dîners-spectacle.
Nous fournissons toujours deux restaurants, la Châtellenie à Availles-Limouzine, une bonne adresse du coin, dont le chef est féru de mini-légumes, et en particulier des mini-jack be little ; ainsi que le Virage, à Pressac, plus du genre routier, mais de bonne qualité.
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| Une cagette prête à être livrée au restaurant La Châtellenie |
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| Et nous aussi, nous avons bien droit à des mini-légumes... |
Pour finir, nous avons retenté l’aventure des ventes au camping, mais cette fois au camping des Lacs de Haute Charente (et non plus celui de Confolens) dont nous connaissons les propriétaires. Ils voulaient proposer à leurs clients un petit marché de producteurs durant la haute saison. Le bilan a été plus fructueux que l’an dernier, même si la rentabilité, compte tenu du temps passé à la préparation, les trajets, la vente et le rangement, est discutable.
Cette année nous avons tenté une nouveauté, encouragés par une connaissance productrice de savons : les visites-goûters, en collaboration avec un office de tourisme. Cette productrice avait elle-même accueilli du public pour faire visiter sa savonnerie et vendre ses savons à l’issue de la visite et nous avait vanté le succès de cette formule. Forts de ces recommandations, nous avons calé quatre dates dans l’été, de la mi-juillet à la mi-août, durant la fameuse « haute saison ». A la première visite vinrent Nathalie, la restauratrice de Pressac, avec ses quatre filles ainsi qu’une famille amie de la région. Ce fut un bon moment, malgré la forte chaleur, qui se termina par un goûter maison sous le chêne multiséculaire de la Roussie. Cela nous permit de tester notre circuit avec des gens de confiance. Car de touristes venus par l’office de tourisme, point. Et pas davantage lors des trois visites suivantes, qui furent par conséquent annulées. Nous en avons fait une autre cependant, à la demande de familles de Hiesse qui passaient des vacances ici. Bref, nous avons aimé la formule et la réitèrerons sans doute l’an prochain, mais sans passer par l’office de tourisme, en faisant notre propre publicité.
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| Tous en chapeaux pour la visite, on cuit ici! |
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| Et voici une lasagne d'aubergines, n'est-ce pas, Augustin? |
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| Un petit rafraichissement à l'ombre du chêne pour clore la visite |
La grande activité de la fin de l’été est désormais la transformation de nos surplus de légumes, ainsi que des fruits que nous donnent généreusement des connaissances et amis du coin. Nous avons cette année fait plus de bocaux que l’an passé. Les tomates ayant bien donné grâce au temps chaud et sec, nous avons confectionné beaucoup de sauce tomate, cuisinée aux oignons, à l’ail et au basilic, et avons innové avec des bocaux de ratatouille. Nous avons choisi de faire revenir tous les légumes séparément à la poêle, ce qui prend du temps, mais donne un résultat plus savoureux nous semble-t-il.
Tout dernièrement, nous nous sommes lancés aussi dans le caviar d’aubergines, tant la récolte d’aubergines a été belle cette année.
Côté confitures, nous avons repris des recettes et innové en fonction des fruits qu’on nous donnait : quetsches-épices, qui fait l’unanimité parmi nos visiteurs, mirabelles, raisin, poire, pomme-raisin-noix, figues, coing. Et peut-être d’autres à venir encore.
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| Confection d'une gelée de raisins. Dur dur d'arrêter la cuisson au bon moment! |
Enfin, dans notre région du moins, ceux qui ont des vergers ont croulé sous les pommes. Ce fut l’occasion, outre les traditionnelles compotes de pommes, de nous lancer dans la fabrication de jus de pommes. Cela ne s’improvise pas, nous direz-vous. Certes, mais rien n’effraie Jean-Emmanuel. Vive le Bon Coin qui nous a permis d’acheter un pressoir à un particulier des environs. Mais avant de presser, il faut écraser les pommes. Nous l’avons fait au début avec le fouloir à raisin de notre voisine, qui fait l’affaire mais fait bien fonctionner aussi l’huile de coude. Merci François d’avoir donné de ta personne, et avec le sourire s’il-vous-plaît !
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| Une belle récolte de pommes cette année |
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| Allons les gars, gai, gai, allons les gars gaiement! |
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| Jean-Emmanuel avec son père au pressoir: ça se mérite le jus de pommes! |
Nous ne rentrerons pas dans tous les détails, mais il a fallu comprendre par l’expérience comment cela fonctionnait exactement. Par exemple qu’il fallait arroser abondamment le plancher pour que le bois gonfle et ne laisse pas passer le jus. Les premières bouteilles avaient un peu le goût de bois, mais ensuite nous avons pu goûter un bon jus fermier qu’il a fallu pasteuriser et mettre en bouteille sans tarder. Pour toutes ces tâches de transformation, nous devons remercier vivement les parents de Jean-Emmanuel, nos nouveaux voisins depuis cet été, qui nous ont prêté main forte soit en aidant à la découpe des fruits et légumes, soit en gardant les enfants.
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| Mamita, la maman de Jean-Emmanuel, une aide précieuse auprès des enfants. |
Côté bestioles, du nouveau. Encore! Cette fois-ci, nous donnons dans le canin... Voilà Oseille, notre nouveau compagnon, ou plutôt compagne car Oseille est une jeune chienne, de race border collie, mignonne comme tout.
Et les travaux dans tout cela ? Las ! On ne peut pas être au four et au moulin, c’est bien connu ! Si nous n’avons pas pu avancer autant que nous l’aurions voulu, quelques progrès tout de même du côté des toilettes, de l’ancienne et de la future chambre. Pour faire bref, nous avons surélevé une porte trop basse, percé une autre porte donnant accès aux toilettes/salle de bain depuis le bureau (ancienne chambre), refait les enduits définitifs sur les murs des toilettes ainsi que dans notre future chambre et commencé le chantier de la douche. La suite pour l’automne et l’hiver !
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| Percement de la porte entre le couloir des toilettes et notre ancienne chambre/futur bureau |
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| Flavie à l'oeuvre dans le couloir des toilettes. |
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| Les enfants en pleine forme! |

































































