vendredi 1 février 2019

 Automne 2018



L’automne, plus encore que l’été, est pour nous une saison merveilleuse par l’abondance des récoltes, juste avant que la nature ne rentre dans une longue période de repos. Une sorte de chant du cygne… Mais c’est par contrecoup une période très exigeante car nos clients réguliers n’étant plus là, il nous faut transformer tous nos légumes, nous vous en avons parlé dans le dernier article. Nous avons été ainsi sur le pont jusqu’à fin novembre environ. 

Mathilde tournant la pâte de coing. Attention, il ne faut pas s'arrêter, gare aux éclaboussures brûlantes!


Les poivrons, très longs à venir et à prendre leur couleur définitive (rouge ou jaune), ont donné leur pleine mesure juste avant les premières gelées, fin septembre et début octobre. Et nous avons découvert avec satisfaction que lorsque nous les cueillons encore verts, ils finissent de mûrir doucement dans un endroit bien sec. Nous n’avons donc jamais eu autant de poivrons qu’en cette toute fin de saison. Cela nous encourage à en produire plus, c’était encore modeste cette année, et surtout à les planter plus tôt en saison pour en profiter davantage. 



Fin septembre, le temps de la récolte des courges également. Aidés par Dady au volant du C25, nous progressons petit à petit dans le verger entre les arbres fruitiers pour y ramasser les potirons, bleues de Hongrie, Butternuts, potimarrons, puis allons compléter la récolte sur un autre site où nous avions fait des essais de courges plus originales : galeuse d’Eysine, Marina di Chioggia, courges Spaghetti, potiron vert olive etc… Par rapport à la quantité de graines semées, le résultat est assez décevant, mais la récolte est belle tout de même !! Nous réalisons, mieux vaut tard que jamais, qu’il est préférable de semer moins abondamment et bichonner ensuite les graines et les plants mis en terre, plutôt que de pratiquer la méthode extensive. Cela s’est vérifié également avec les choux que nous avons planté pour certains au fond du verger, sans eau et sans plus d’attention, mais qui n’ont pas du tout aimé la sécheresse. 

La récolte des courges dans le verger, bien sec comme vous pouvez le voir


Bruno, tout fier de rapporter un petit potiron pour le déjeuner

La galeuse d'Eysine, vilaine par l'aspect (et encore), mais pas au goût!


Cet automne, nous avons poursuivi la récolte des pommes, notamment chez des Anglais, propriétaires d’un beau domaine et qui se réjouissaient de voir leurs pommes mises en valeur plutôt que des les regarder pourrir sous les arbres. Merci Johan, Annabel et Colombe, de passage en woofing chez nous, de nous avoir aidés, car il y avait du volume et… la terre est basse ! Nous avons ainsi pu apporter plusieurs centaines de kilos de pommes à un producteur qui les a transformés en jus. 

Entre deux bocaux de sauce tomate, nous nous sommes octroyés une semaine de vacances dans le Cantal début octobre. Les dernières remontaient à Noël précédent. Le temps fut délicieux, les fromages aussi. Les balades et le grand air, enfin un autre grand air car on ne peut pas dire qu’on étouffe à la Roussie, nous ont fait grand bien.

Un petit versant ensoleillé à l'abri du vent pour déjeuner près du Puy Mary.

Oh la belle coulemelle!


Nous avions envie de refaire des soupes cette année, mais avec les petits moyens de notre cuisine, cela s’annonçait compliqué. De plus, nous voulions être absolument sûrs de leur durée de conservation, ce qui nécessite d’utiliser un autoclave, montant à plus de 100°c, et non plus nos simples stérilisateurs. Nous nous sommes donc rendus dans un laboratoire de transformation professionnel qui loue ses locaux et son matériel. En une grosse journée de travail, nous avons produit et stérilisé environ 230 bouteilles de soupe (ortie, tomate et potiron), ce que nous n’aurions jamais pu faire chez nous ! Ce qui nous a fait gagner du temps sont les machines pour éplucher les pommes de terre et les oignons, découper les légumes, ôter les dernières particules (centrifugeuse) et mettre en bouteille. Même si les lieux relèvent plutôt du glauque, tout à la lumière électrique, tapissés de carrelage au sol et de blanc hôpital aux murs, dans une ambiance de tout inox, nous sommes contents de l’expérience, d’autant plus qu’un projet de laboratoire de transformation est à l’étude dans un village voisin. 

On a changé d'échelle par rapport à notre cuisine... Adroite, l'autoclave.

Mettre en bouteille, c'est une affaire sérieuse!


Fin novembre, en même temps que les derniers bocaux, notre champ de sarrasin a enfin été moissonné. Trouver un moissonneur n’a pas été chose facile en cette période de moisson du maïs. D’abord tous les agriculteurs ne possèdent pas de moissonneuse batteuse, ensuite il y a une histoire de coupe adaptée à tel ou tel type de culture. Comme quasiment personne ne fait de sarrasin, les moissonneurs s’occupent d’abord de tout le maïs qu’on leur demande de récolter, et ensuite ils changent leur coupe et viennent chez les petits comme nous. Il a eu doublement chaud, notre sarrasin : il a souffert de la sécheresse de l’été, diminuant nettement le rendement, et il a donc bien failli ne pas être moissonné, car la rentabilité était discutable. Nous avons finalement décidé de le récolter : sur un peu plus de deux hectares, il a donné 500 kilos environ. Cela sera intéressant pour nous seulement si nous parvenons à le vendre en direct sous forme de farine. Reste à trouver un moyen de moudre et une clientèle intéressée (si vous avez des pistes…). 

Suspense... Que va donner la récolte?


 Entre les différentes tâches et au gré  de l’aide reçue, Jean-Emmanuel a enfin pu terminer notre chambre : les murs, la penderie (merci Dady !), le sol. Pour Claire, l’attente a été longue, mais quel beau résultat ! La pièce est très lumineuse, ce qui met en valeur les enduits. L’ameublement n’est pas encore définitif car nous sommes pour le moment obligés d’y installer notre bureau qui devrait déménager dans notre ancienne chambre, présentement occupée par Augustin. L’étape suivante est donc de faire une chambre pour les garçons à l’étage. Jean-Emmanuel et son père ont commencé à s’y atteler. 



Montage des cloisons de la future chambre avec des panneaux de laine de bois.


Un autre changement s’est produit à l’étage : deux yeux de bœuf ont été percés sur la façade ouest : un gros pour la future chambre des enfants et un plus petit pour la future salle de bain. C’est Malori, un maçon qui travaille à l’ancienne, qui a effectué ce travail en taillant lui-même les pierres. Le choix de ce type d’ouverture peut apparaître audacieux, mais les yeux (ou oeils ?) de bœuf sont assez courants dans la région.

Un petit côté oeil du monocle...

Une ouverture sur le sud et une autre sur l'ouest

Avec une vue imprenable sur le jardin!


Dans la cuisine, un petit détail a changé : une étagère pour ranger les caisses de bois a été installée près de la cuisinière à bois, ce qui permet d’avoir toujours du bois sec à portée de main (encore faut-il recharger l’étagère régulièrement…). C’est l’œuvre collective de Jean-Emmanuel et de Camille, un woofer venu avec Mathilde de leurs Pyrénées natales, réalisée avec le bois d’un de nos chênes. Peut-être vous souvenez-vous que nous avions fait venir une scierie mobile pour débiter quelques arbres. 

Un beau travail d'équipe!


Pour finir, le gros morceau de la fin de l’automne a été la préparation puis les ventes de Noël à Nantes et en région parisienne, prévues respectivement tout début et mi-décembre. Outre le travail de communication nécessaire pour ce genre d’événement, nous avons décidé de réaliser cette année un site internet pour présenter proprement nos produits et donner la possibilité de commander en ligne. Jean-Emmanuel s’est attelé à la partie technique sans avoir jamais touché à cela de sa vie, tandis que Claire a « habillé » le site une fois monté. La partie technique a été un véritable parcours du combattant, les obstacles se présentant les uns après les autres. Mais avec de la persévérance nous y sommes arrivés. 

La page d'accueil de notre site


Pour ce qui est des photos des produits, cela n’a pas été simple non plus. Un woofer qui touchait bien à la photo, a bien voulu s’y essayer. Il a eu la bonne idée d’entourer les bocaux des fruits et légumes concernés. Mais pour certains, nous ne les avions plus car la saison était passée. Finalement, nous avons réutilisé plusieurs de ses clichés, mais nous sommes adressés à un ancien photographe résidant à Hiesse pour prendre l’ensemble des produits. Nous sommes très contents du résultat. 


Nous avons tenté cette année de faire une vente à Nantes, une grande ville plus proche que Paris (3 bonnes heures de chez  nous) et où nous avions déjà un embryon de réseau. Des amis que nous avons connus en Charente ont eu la gentillesse d’accueillir la vente chez eux durant deux jours, avec trois autres créatrices nantaises. Malgré une pluie continue le deuxième jour, rien d’étonnant à Nantes paraît-il, nous avons eu tout de même de la visite, avec la joie de revoir des amis de longue date. Nous pensons renouveler l’expérience l’année prochaine en espérant toucher davantage de Nantais pour que ce déplacement en vaille la peine. A la différence des ventes parisiennes, il y a eu peu de commandes, ce qui peut se comprendre vu que la plupart des gens ne nous connaissaient pas. 


Notre étal lors de la vente nantaise


En région parisienne, nous avons changé un peu la formule par rapport à l’an passé : nous avons effectué une seule vente directe en notre présence au même endroit que l’année dernière chez des amis charentais également, et pour le reste, nous avons fonctionné par points relais chez des amis et famille qui voulaient bien faire un peu de pub dans leur réseau et prendre en dépôt les colis commandés. Un grand merci à eux, ils se reconnaîtront ! Nous sommes très contents de notre petit séjour parisien : il nous a permis de revoir les uns et les autres, trop rapidement malheureusement, de confirmer certains clients, de faire la connaissance de nouveaux. Bilan : nous sommes presque revenus à vide, et il nous reste maintenant principalement des soupes et des jus de pommes à écouler. C’est que nous en avions produit beaucoup. 
Pour les deux ventes, nous avons dû confier les enfants sur 3 jours, sauf Augustin qui est venu avec nous en région parisienne. 

On s'amuse bien avec l'accordéon de Maman!


Bruno et Augustin, puisque nous parlons d’eux, grandissent bien. Ils sont vraiment mignons, pleins de joie de vivre et aiment bien être l’un avec l’autre. Ils demandent beaucoup de notre présence encore à leur âge (Bruno va avoir 3 ans en avril et Augustin vient d’avoir 17 mois). Augustin a fait ses premiers pas en novembre tandis que Bruno se révèle être un grand causeur ! 

Augustin

Bruno et Maman, une équipe qui marche pour faire des (petits) gâteaux...

Augustin a l'air assez tenté par le raisin..

Quant à nous, nous soufflons un peu après cette année riche et bien remplie  et profitons de cette période hivernale pour être davantage disponible aux enfants, faire les bilans,  préparer la saison prochaine qui arrive déjà à grands pas !


vendredi 7 décembre 2018

Eté 2018

Cette lettre de nouvelles ne vous ramènera pas l’été et ses douces chaleurs, mais elle vous les rappellera peut-être… 
Notre été a passé comme les étoiles filantes du mois d’août. Des fèves du mois de juin aux premiers potirons de la fin septembre, nous n’avons pas chômé et avons eu en même temps le plaisir de recevoir la visite des uns et des autres, amis et famille, pour nous donner un petit air de vacances. Merci ! 

En juin, les dernières vraies pluies de l’été nous ont donné une bonne récolte de petits pois ainsi que des fèves, mais surtout ont bien fait partir nos plants, quand ils n’avaient pas été mangés par les limaces (les plants de concombre en particulier). 
Ensuite, les plantes ont dû se débrouiller avec la sécheresse: pas une goutte d’eau, hormis celles du tuyau goutte à goutte que nous avons dû utiliser avec parcimonie pour ne pas arriver trop tôt au bout des réserves. Le niveau de nos mares a descendu inéluctablement, bien sûr à cause des ponctions d’eau pour l’arrosage, mais aussi de l’évaporation continue. Nos « légumes du soleil » ont donc bien profité, en particulier les tomates, les courgettes et les aubergines. 




En revanches les salades, les choux, les courges ont eu un peu soif et donné des résultats inégaux. Les pommes de terre, calfeutrées sous leur épais manteau de paille, ont plutôt bien donné. 

Le gros travail dans le jardin, hormis l’accrochage des tomates, a été la cueillette, n’est-ce pas chères Haruka et Philine ? Haruka, originaire du Japon, est restée tout le mois de juillet chez nous, tandis que Philine nous a rejoints, depuis son Allemagne natale pour les mois d’août et septembre. Elles nous ont été d’une aide précieuse, assistées par des woofeuses de passage : les deux amies Flavie et Sabine, Sophie et sa fille Joséphine, qui a été très heureuse de trouver là les deux nièces de Claire Inès et Marina, exactement dans les mêmes âges. 

Augustin dans les bras de Philine


Qui veut des bons gâteaux? L'équipe de choc à un marché festif
Au milieu de cette gente féminine, n’oublions pas Guillaume et Catalin qui nous ont aidés essentiellement pour les travaux, nous en reparlerons. 

Ceux qui participent à la cueillette ici réalisent souvent combien cette partie du travail est loin d’être anecdotique, prend du temps et de la peine en même temps qu’il procure un vrai plaisir de voir pousser et mûrir les légumes de jour en jour. 


Ces légumes, nous les avons vendus de plusieurs manières tout au long de l’été. 
Nous avons repris la vente à la ferme, sans le volet cueillette cette fois-ci. Il nous avait semblé l’an dernier que la demande en cueillette n’était pas si importante, sans compter que ce mode de vente peut parfois davantage faire perdre du temps (explications, cueillette derrière les clients…) qu’en faire gagner. 
Un nouveau panneau, placé ensuite au bout de notre petite route.

Voilà, tout est installé. Joséphine et Claire vous attendent!

Bref, nous avons redonné un coup de peinture aux panneaux indicateurs pour mieux guider nos visiteurs et avons à nouveau installé notre étal devant la maison, mais cette fois-ci qu’une fois par semaine, le mardi matin ; c’est que  nous avons été contactés début juillet par une maison collective, le domaine de Boisbuchet, pour les fournir en légumes chaque semaine. Ce domaine est un centre international de design et d’architecture qui organise des sessions d’ateliers collectifs durant tout l’été, accueillant à peu près une soixantaine de personnes du monde entier chaque semaine. Nous avons travaillé avec plaisir avec l’équipe de cuisine et son chef allemand, Lucas, heureux de travailler avec des légumes savoureux… Ils sont même venus nous rendre visite à la Roussie pour voir le jardin et discuter un peu. 
Plus au début de l’été, nous avons fourni des légumes à une autre maison collective, la maison Maria Casares, dans le village voisin de Alloue. L’actrice y avait acheté une belle maison qu’elle a cédée à la mairie à sa mort. C’est aujourd’hui un centre de résidence pour des troupes de théâtre qui accueille aussi du public l’été pour des dîners-spectacle. 
Nous fournissons toujours deux restaurants, la Châtellenie à Availles-Limouzine, une bonne adresse du coin, dont le chef est féru de mini-légumes, et en particulier des mini-jack be little ; ainsi que le Virage, à Pressac, plus du genre routier, mais de bonne qualité.

Une cagette prête à être livrée au restaurant La Châtellenie






Et nous aussi, nous avons bien droit à des mini-légumes... 
Pour finir, nous avons retenté l’aventure des ventes au camping, mais cette fois au camping des Lacs de Haute Charente (et non plus celui de Confolens) dont nous connaissons les propriétaires. Ils voulaient proposer à leurs clients un petit marché de producteurs durant la haute saison. Le bilan a été plus fructueux que l’an dernier, même si la rentabilité, compte tenu du temps passé à la préparation, les trajets, la vente et le rangement, est discutable. 



Cette année nous avons tenté une nouveauté, encouragés par une connaissance productrice de savons : les visites-goûters, en collaboration avec un office de tourisme. Cette productrice avait elle-même accueilli du public pour faire visiter sa savonnerie et vendre ses savons à l’issue de la visite et nous avait vanté le succès de cette formule. Forts de ces recommandations, nous avons calé quatre dates dans l’été, de la mi-juillet à la mi-août, durant la fameuse « haute saison ». A la première visite vinrent Nathalie, la restauratrice de Pressac, avec ses quatre filles ainsi qu’une famille amie de la région. Ce fut un bon moment, malgré la forte chaleur, qui se termina par un goûter maison sous le chêne multiséculaire de la Roussie. Cela nous permit de tester notre circuit avec des gens de confiance. Car de touristes venus par l’office de tourisme, point. Et pas davantage lors des trois visites suivantes, qui furent par conséquent annulées. Nous en avons fait une autre cependant, à la demande de familles de Hiesse qui passaient des vacances ici. Bref, nous avons aimé la formule et la réitèrerons sans doute l’an prochain, mais sans passer par l’office de tourisme, en faisant notre propre publicité. 

Tous en chapeaux pour la visite, on cuit ici!


Et voici une lasagne d'aubergines, n'est-ce pas, Augustin?

Un petit rafraichissement à l'ombre du chêne pour clore la visite


La grande activité de la fin de l’été est désormais la transformation de nos surplus de légumes, ainsi que des fruits que nous donnent généreusement des connaissances et amis du coin. Nous avons cette année fait plus de bocaux que l’an passé. Les tomates ayant bien donné grâce au temps chaud et sec, nous avons confectionné beaucoup de sauce tomate, cuisinée aux oignons, à l’ail et au basilic, et avons innové avec des bocaux de  ratatouille. Nous avons choisi de faire revenir tous les légumes séparément à la poêle, ce qui prend du temps, mais donne un résultat plus savoureux nous semble-t-il. 



Tout dernièrement, nous nous sommes lancés aussi dans le caviar d’aubergines, tant la récolte d’aubergines a été belle cette année. 



Côté confitures, nous avons repris des recettes et innové en fonction des fruits qu’on nous donnait : quetsches-épices, qui fait l’unanimité parmi nos visiteurs, mirabelles, raisin, poire, pomme-raisin-noix, figues, coing. Et peut-être d’autres à venir encore. 

Confection d'une gelée de raisins. Dur dur d'arrêter la cuisson au bon moment!

Enfin, dans notre région du moins, ceux qui ont des vergers ont croulé sous les pommes. Ce fut l’occasion, outre les traditionnelles compotes de pommes, de nous lancer dans la fabrication de jus de pommes. Cela ne s’improvise pas, nous direz-vous. Certes, mais rien n’effraie Jean-Emmanuel. Vive le Bon Coin qui nous a permis d’acheter un pressoir à un particulier des environs. Mais avant de presser, il faut écraser les pommes. Nous l’avons fait au début avec le fouloir à raisin de notre voisine, qui fait l’affaire mais fait bien fonctionner aussi l’huile de coude. Merci François d’avoir donné de ta personne, et avec le sourire s’il-vous-plaît ! 

Une belle récolte de pommes cette année

Allons les gars, gai, gai, allons les gars gaiement!


Jean-Emmanuel avec son père au pressoir: ça se mérite le jus de pommes!

Nous ne rentrerons pas dans tous les détails, mais il a fallu comprendre par l’expérience comment cela fonctionnait exactement. Par exemple qu’il fallait arroser abondamment le plancher pour que le bois gonfle et ne laisse pas passer le jus. Les premières bouteilles avaient un peu le goût de bois, mais ensuite nous avons pu goûter un bon jus fermier qu’il a fallu pasteuriser et mettre en bouteille sans tarder. Pour toutes ces tâches de transformation, nous devons remercier vivement les parents de Jean-Emmanuel, nos nouveaux voisins depuis cet été, qui nous ont prêté main forte soit en aidant à la découpe des fruits et légumes, soit en gardant les enfants. 

Mamita, la maman de Jean-Emmanuel, une aide précieuse auprès des enfants. 

Côté bestioles, du nouveau. Encore! Cette fois-ci, nous donnons dans le canin... Voilà Oseille, notre nouveau compagnon, ou plutôt compagne car Oseille est une jeune chienne, de race border collie, mignonne comme tout. 



Et les travaux dans tout cela ? Las ! On ne peut pas être au four et au moulin, c’est bien connu ! Si nous n’avons pas pu avancer autant que nous l’aurions voulu, quelques progrès tout de même du côté des toilettes, de l’ancienne et de la future chambre. Pour faire bref, nous avons surélevé une porte trop basse, percé une autre porte donnant accès aux toilettes/salle de bain depuis le bureau (ancienne chambre), refait les enduits définitifs sur les murs des toilettes ainsi que dans notre future chambre et commencé le chantier de la douche. La suite pour l’automne et l’hiver !

Percement de la porte entre le couloir des toilettes et notre ancienne chambre/futur bureau
Flavie à l'oeuvre dans le couloir des toilettes. 


Les enfants en pleine forme!