Année 2021
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La promesse de beaux fruits..
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Et voilà une nouvelle année qui s’achève presque… Et alors, quid de la ferme, des cultures, des travaux, de la famille? Petite revue des aspects les plus marquants.
Les travaux ont avancé dans les interstices que laissaient le maraîchage et la vente.
D’abord le salon s’est vu doter d’un beau plafond avec un enduit au plâtre entre les poutres. Quelques jours de travail, mais cela valait le coup! Merci Toni!
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| Premier enduit d'accroche entre les poutres et la plaque de liège (isolant phonique) |
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Pas mal, non?
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Ensuite, grâce à l’aide ponctuelle de Xavier, une connaissance du coin qui bricole bien, nous avons pu garnir le sol de l’arrière-cuisine et de la salle de bain du haut de tomettes anciennes récupérées grâce à notre ami le Bon Coin! La pose du plancher a aussi avancé de la même manière à l’étage, ce qui nous a permis de mettre en route une deuxième chambre pour les garçons. Rémi a pris la place de ses frères, très content de dormir à l’étage comme eux, tandis que Bruno et Augustin sont ravis de changer de chambre. Il en faut peu pour être heureux!
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Du bon travail, merci Xavier!
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À l’heure où nous écrivons, Jean-Emmanuel aidé de Martin mettent une touche finale aux murs de l’arrière-cuisine de manière à pouvoir les tapisser d’étagères de bocaux et en faire notre réserve. Lesdits bocaux (à usage familial) encombrant pour le moment notre couloir à l’étage destiné à accueillir une bibliothèque dont les futurs livrent dorment pour l’instant encore dans des cartons… Bref, nous jouons aux chaises musicales en espérant que bientôt tout sera bien à sa place définitive!
Dehors, nous n’y sommes pas allés avec le dos de la cuiller; nous avons fait revenir une pelleteuse (voir blog du printemps dernier) pour effectuer quelques menus travaux: l’agrandissement de la mare du verger pour avoir une plus grande réserve d’eau l’été, le comblement des baissières, le tracé d’un chemin qui fait le tour de la serre et se poursuit au début du champ pour la desserte des nouveaux espaces de culture (nous allons vous en parler) et l’aménagement d’une plateforme à côté de la grange pour niveler un terrain en pente peu exploitable. Pour ce qui est des chemins, la pelleteuse a non seulement raclé les emplacements prévus, mais les a ensuite comblé avec du tuf creusé dans notre verger (roche très friable, parfaite pour faire les gravillons des chemins). Notre carrière commencée l’an passé s’est ainsi agrandie, et avec les pluies diluviennes que nous avons eues, elle s’est remplie d’eau, fournissant une seconde réserve pour l’irrigation. Nous sommes très satisfaits de cette carrière de tuf qui fait double-emploi!
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Préparation du terrain de la future serre
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L'eau de pluie remplit peu à peu la carrière
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Un chemin tout neuf à l'orée du champ
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Nous parlions donc de nouveaux espaces de culture : nous avons investi la première partie du champ en agroforesterie pour y installer trois bandes de maraichage. Une de plein champ et les deux autres sous serre. C’est que Jean-Emmanuel s’est décidé à investir dans un tunnel, notamment pour sécuriser la récolte de tomates. Cet été « pourri », pardonnez-moi l’expression, aura été la plus belle preuve de sa nécessité. La serre n’ayant pas été finie de monter avant l’été, toutes les tomates, à l’exception de celles de notre serre auto-construite, ont été plantées en plein champ et n’ont pas manqué d’attraper le mildiou, ce champignon qui s’installe dans des conditions humides et fraîches. Nous avons bien essayé de lutter en juillet, mais devant la persistance de la pluie et de la fraîcheur, nous avons dû rendre les armes… Quasiment pas de tomates cet été !
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Après une journée et demi de démontage de la serre, il n'y a plus qu'à tout remonter!
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Tout début du remontage
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Les jeunes plants de poireaux au premier plan et la demi-serre montée au second
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Mais voyons plutôt ce qui a bien poussé cette année ! Les choux de printemps! Le climat breton que nous avons eu leur a fort bien plu et pour la première fois nous avons eu au printemps une belle récolte de pak choi (chou chinois), brocolis, choux cabus, choux pointus et choux rouges. Les fèves aussi ont bien profité, à tel point qu’en ayant trop, nous avons eu l’idée de faire du houmous de fèves. La recette est à améliorer mais il y a du potentiel.
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Fiers de nos brocolis !
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Choux pointus et chou kale font bon ménage avec les fèves
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Plates-bandes paillées pour parer à la sécheresse...
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Quant aux courges, jamais la récolte n’a été aussi bonne grâce à la pluie tombée au bon moment. Pas besoin de les arroser cette année ! Le revers de la médaille est une conservation moins bonne que d’habitude à cause du trop d’eau. Vous avez sans doute remarqué que les légumes trop poussés à l’eau pourrissent plus vite… Cet automne, nous avons donc beaucoup transformé nos potirons, galeuses, musquées et butternuts en bonnes soupes et purées!
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Récolte des courges avec Rémi dans la benne du "tata"
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Quant au champ, il a été semé cette année d’avoine et d’engrais vert qui ont plutôt bien marché.
Côté cuisine, plusieurs innovations.
D’abord, Claire a ouvert « officiellement » un tout petit atelier pâtisserie dans le cadre du Comptoir des Lions (un groupement de producteurs auquel nous appartenons dans le Confolentais). Cela faisait la deuxième année qu’elle y proposait avec succès durant le mois de janvier une galette des rois potiron-amande. Et l’idée lui a pris de continuer en lançant « la tarte du mois », ce qui l’a obligée à un peu de créativité quand ce n’était pas la saison des fruits… Voici quelques spécimens : tarte Melonnette-châtaigne, tarte aux Blettes à la niçoise, tarte chocolat-noix-poire confite, tarte aux fraises au basilic, prune amandine etc… Elle propose également de la galette poitevine et des macaronés aux amandes sur le Comptoir, mais aussi sur les marchés auxquels nous participons désormais.
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Atelier pâtisserie, le petit plaisir du jeudi
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Tarte Pomme-coing
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Tarte Melonette-châtaigne
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Tarte sucrée aux blettes à la niçoise
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Tarte Chocolat-noix-poire confite
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Tarte Rhubarbe-cerise
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Tarte Fraise-Rhubarbe
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Tarte Prune amandine
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C’est en effet une nouveauté de cette année : nous nous sommes lancés dans l’aventure des marchés de producteurs. Le concept est simple: ces marchés d’été ont lieu dans la soirée et les visiteurs peuvent s’asseoir sur place pour déguster cagouilles (escargots charentais), chèvre chaud, saucisses de canard, assiette de pestos, galettes de légumes, glaces artisanales, crêpes ou broyé du Poitou. Si Claire était la plus motivée au départ, Jean-Emmanuel a pris goût à cette ambiance festive et à l’adrénaline qui monte quand il faut gérer la plancha aux heures de pointe!
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| Pour nos premiers marchés de producteurs investissement dans un barnum et une banderol... |
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...ainsi que dans une plancha. Ça ne rigole plus!
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Parallèlement à cela, nous avons été invités par deux productrices amies à nous associer pour tenir un stand tous les 29 du mois au marché de producteurs de la foire des Hérolles. Ce minuscule village, situé aux confins de l’Indre, de la Vienne et de la Haute-Vienne, est le siège d’une grande foire mensuelle depuis le Moyen âge. Plusieurs milliers de visiteurs viennent chaque mois y acheter des volailles, des plants de légumes ou autre produit de plus ou moins grande nécessité, et surtout y manger la tête de veau !! Pour notre part, notre stand « la Halte fermière » propose des pièces de bœuf, de porc et d’agneau à la plancha accompagnées de délicieux légumes et frites paysannes! Nous retrouverons la foire en avril après la trêve hivernale.
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Et voici notre grande poêle à paella, ici pour des blettes à l'orientale
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La fine équipe des Hérolles: Dominique et Claudie, Geneviève, vos serviteurs et Louise, une woofeuse
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C’est d’ailleurs à cette foire que nous avons acheté 6 grosses canes blanches déplumées qui ont miraculeusement retrouvé un superbe plumage après quelques jours dans notre mare. Elles ont rejoint 3 canards coureurs indiens, à l’allure très amusante quand ils sont dressés sur leurs pattes.. Bilan des courses: trois des canes de basse-cour ont disparu de façon indépendante de notre volonté, tandis que pas un des coureurs indiens ne manque à l’appel. C’est l’avantage de ces races rustiques, qu’on n’élève pas tant pour les croquer que pour le plaisir de leur compagnie et, paraît-il, leur aptitude à manger les limaces.
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Les "cacas", comme dirait Rémi avec enthousiasme...
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Quant à nos poules, elles continuent à se multiplier, nous ne saurions même pas vous dire leur nombre!
Un autre animal a pris place dans le jardin sans que nous l’ayons invité cette fois: le ragondin. Quand nous avons vu qu’il grignotait nos betteraves, nous avons pris des moyens sérieux. Le piège à ragondin fonctionne très bien, pourvu que l’on parsème de pommes l’intérieur et les alentours. Nous en avons ainsi capturé six dans l’été, dont la moitié a fini dans notre assiette, en ragoût ou en rillettes. Vous savez, ce fameux pâté de ragondin dont tout le monde dit qu’il est très bon, paraît-il, mais que peu de monde a réellement goûté? Venez chez nous pour essayer!
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On l'aime mieux dedans que dehors! Voyez plutôt ses dents...
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Les mois de septembre et octobre ont été presque entièrement consacrés à la confection de bocaux, tantôt chez nous pour les « petites transfos » (les pestos, caviars d’aubergines, confit d’oignon, confitures, ratatouilles etc…), tantôt dans le labo en sud-Charente, très bien équipé pour les soupes, purées et compotes. Le produit phare de l’année est le pesto de capucine, que nous faisions déjà pour nous, et que nous proposons à la vente devant le succès auprès de nos amis visiteurs.
Le bilan de cette nouvelle saison de « transfo », c’est qu’il nous faut vraiment un « labo » chez nous avec tout ce qui va avec: matériel professionnel, étagères de stockage regroupées au même endroit, espace suffisant etc… Ce sera notre projet pour les prochaines années, mais il y a du travail en perspective!
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Guislain à la poêle et aux bouteilles. On ne chôme pas ici!
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Mise en pot de la confiture Prune-épices tout en devisant
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Si tout cela a été possible, c’est en grande partie grâce à l’aide des woofers qui se sont succédés cette année, et celle des parents de Jean-Emmanuel qui gardent les enfants pendant les marchés, les journées de transfo etc.. et donnent des bons coups de main pour le traitement des légumes. Un grand merci à eux!
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Un petit apéro pour dire au revoir à Guislain et Pauline avec du gaspacho bien sûr (mais pas seulement)!
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Mise en terre des plants d'aubergine avec Louise et Ruben
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Une longue matinée de cueillette... fatiguée, mais heureuse, Lola!
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Thibaut, Thibaut et Agathe aident à préparer le pesto de chou-roquette
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Grand-mère et pettit-fils
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Avec tout cela, les enfants grandissent et croquent la vie!
Bruno (5ans) et Augustin (4 ans) vont toujours dans leur petite école de campagne, prennent le bus le matin et le soir. Rémi (2 ans) passe encore ses journées à la Roussie, tantôt chez nous, tantôt chez ses grands-parents.
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| Augustin |
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Au sommet de la roche de Solutré
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Vaisselle après la confection de pestos
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| Bruno |
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| Augustin |
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Deux ans de Rémi en octobre dernier
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Vacances de Toussaint dans les Pyrénées
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A bientôt!
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