La Roussie, troisième saison : le printemps !
Quelques jours de retard par rapport à la saint Jean, qui marque le début de l’été et donc le moment M pour nous de poster nos aventures printanières. Mais c’est que nous sommes bien occupés !
Les travaux de cette saison ont été plus marqués par le jardin que précédemment. Commençons donc par là !
Le début du printemps a été assez pluvieux, on a du mal à le croire maintenant, tellement la sécheresse s’installe. Il a donc fallu tondre régulièrement pour ne pas se faire envahir. Mais le plus gros du travail a été de semer et planter. Cela va rapidement à écrire, mais un peu moins à faire.
C’est à Claire qu’est revenue la tâche délicate de faire les semis, Jean-Emmanuel étant assez peu versé dans les opérations minutieuses. Mais le sort s’est acharné contre les pauvres semis réalisés avec tant de patience et d’amour ! Enfin, le sort et un savoir-faire encore débutant…
Nous avions rempli des cagettes de terre provenant des taupinières, ce qui les rendait très lourdes. Pour préserver les semis des limaces ravageuses et friandes de pousses vertes, nous avions ensuite placé ces cagettes sur une étagère à 12€ dans tous les magasins de bricolage (la précision est importante), dans notre chambre derrière la porte vitrée. Un dimanche matin que nous petit-déjeunions tranquillement près du poêle de notre chambre, patatra ! Toute l’étagère s’écroule misérablement, les semis gisant pêle-mêle sur le sol…
Mais on ne se laisse pas démonter pour si peu, Claire sème dans de nouvelles cagettes, cette fois plus petites, qu’on place dans une mini-serre à plants qu’on nous avait donnée. Et voilà qu’un gros coup de vent nous a mis la mini-serre par terre, et tous les semis avec. Quelle poisse ! Nous avons tout de même réussi à effectuer des semis de tomates et de courges principalement.
Pour le reste, nous avons acheté des plants à un fournisseur pour professionnels : plants de blette, cèleri, salade, fenouil, courgette, rhubarbe, chou, fraisiers. On s’y prend à deux pour planter, un vrai travail d’équipe : Claire découpe les plants dans les cagettes et les donne à Jean-Emmanuel qui fait le trou et y introduit le plant.
Le principe est de diversifier au maximum les cultures sur les buttes : cela évite bon nombre de maladies (les insectes et les champignons adorent les monocultures) et favorise la croissance des végétaux grâce à des échanges bénéfiques entre espèces par les racines. Un exemple : les haricots captent l’azote de l’air et en association avec une bactérie, le rendent disponible dans le sol pour d’autres plantes, comme le maïs, autour duquel ils pourront s’enrouler.
Le temps, le soleil, et la pluie - quand elle veut bien, faisant leur œuvre, semis et petit plants deviennent grands. C’est une vraie joie de voir sortir les pousses, grandir les plantes, apparaître les premières fleurs, puis les premiers fruits.
Mais quelle école de patience ! Entre le moment où l’on plante ou sème et le moment de la cueillette, il se passe du temps, mais il peut aussi se passer beaucoup de choses, comme les maladies (pour le moment, un peu de mildiou sur les pommes de terre, mais rien de grave), le passage des limaces, la sécheresse etc… Voici la tête des courges quand elles souffrent au soleil.
Pour protéger les plants, nous couvrons toutes les buttes avec de la paille et des copeaux de bois (vous pouvez voir ici le tas). C’est une opération qu’il faut réaliser plusieurs fois dans la saison.
Une autre petite joie a été de voir les légumes monter en fleur puis en graines comme les poireaux qui se mettent en boule… Les plantes montent alors très haut pour mieux disperser leurs graines au vent, loin du « pied-mère ». Toutes ces fleurs embellissent notre jardin tout en nous fournissant des graines pour la saison prochaine.
Au tout début du printemps, nous avons aussi commencé une haie vive pour séparer le jardin potager du futur verger/basse-cour : ce sont des rameaux de saule qu’il suffit de planter dans le sol pour qu’ils reprennent, et que l’on tresse une fois qu’ils ont grandi. Voilà ce que ça donne, sachant que c’est une barrière vivante qui évolue avec le temps.
Rentrons maintenant dans la maison!
Vous avez pu voir dans le précédent article que nous avons trouvé l’escalier qui convenait pour la configuration de la maison. Non, il n’est pas encore en place : il faudrait pour cela avoir fait le sol définitif du futur salon. Ce sera pour la prochaine saison. Mais ce que Jean-Emmanuel a fait, c’est la réalisation de la trémie pour le nouvel emplacement d’escalier.
Il a d’abord fallu déclouer tout le plancher au-dessus du futur salon, puis notre charpentier préféré a pu exercer son art en découpant et en réassemblant les chevrons afin de fixer cette nouvelle trémie. Sans oublier de reclouer le plancher bien sûr ! Cela nous a permis ensuite d’aménager un peu le grenier pour héberger nos visiteurs printaniers, cousins, frères et sœurs, et amis.
Le gros chantier suivant a été de mettre en travaux notre future chambre, qui était notre cuisine depuis le début de notre mariage. Mais avant cela, il a fallu déménager toute la cuisine pour la transporter de l’autre côté de la cloison, dans le futur salon. Donc pas encore son emplacement définitif, ce serait trop simple sinon !
Pour ce chantier, fort heureusement, nous avons reçu l’aide d’amis de Jean-Emmanuel, Thierry et Aurélien, qui ont passé une bonne partie de leur week-end de la fête du travail à sortir de lourdes brouettes de terre de la pièce : le décaissage a été efficace grâce à eux.
Ensuite, il était plus aisé de mettre des cailloux, gros d’abord, puis plus petits. Nous sommes maintenant en train de faire la chape isolante : le temps sec est favorable pour ce genre de travail. A deux, nous sommes bien rodés : pendant que Claire remplit huit seaux de copeaux de bois à partir du gros tas devant la grange, Jean-Emmanuel étale les trois brouettes de mélange (chaux, copeaux, argile et eau) sur le sol de la pièce, puis nous faisons ensemble le nouveau mélange, et ainsi de suite.
Tant qu’on parle de décaissage et de chape, parlons de la salle de bain, la fameuse, dont les projets d’aménagement n’auront cessé d’évoluer au fil des travaux et de notre fréquentation des lieux. Comme nous ne sommes plus à un abattage de mur près, ou à une chape prête, nous avons décidé qu’il était préférable d’assainir complètement la salle de bain, et tant qu’à faire de l’agrandir encore. Alors nous voilà lancés dans le chantier, assez gratifiant, car la pièce est plus petite et donc les opérations plus rapides :
Rassurez-vous, cela ne veut pas dire pour autant que nous ne prenons plus de douche ! Le coin douche est bien aménagé avec son caillebotis en châtaigner fabriqué par Jean-Emmanuel et son père. C’est très agréable de sentir le bois sous ses pieds en se douchant. Le seul petit hic, c’est la remontée du tannin du bois qui fait des taches sombres. La solution rerte encore à trouver. Merci en tous cas au père de Jean-Emmanuel d’être venu de Marseille pour ce chantier ainsi que pour des travaux d’électricité !
| Pose du premier quart du caillebotis |
Côté future cuisine, ça avance progressivement. Avec l’aide d’un jeune de la paroisse, nous avons commencé à attaquer le mur par l’intérieur pour percer la fenêtre et la porte que nous avons projetées sur le pignon ouest de la maison.
Mais pas de précipitation, les menuiseries ne seront pas prêtes avant septembre (on remplace en outre toutes les portes et fenêtres du rez-de-chaussée), donc rien ne sert de percer complètement tout de suite. Jean-Emmanuel a posé deux linteaux en bois au-dessus des ouvertures et façonné les bords avec de l’enduit en attendant la suite. Sur le mur à droite de la porte, il a aussi fait un essai d’enduit avant d’attaquer le reste de la pièce.
Nous vous écrivons tout encottonés de notre premier anniversaire de mariage que nous avons fêté hier. Avec les trois articles postés sur notre blog, vous avez ainsi une vue d’ensemble sur notre première année à la Roussie. Mais, comme le disent ceux qui sont déjà venus nous voir, rien ne vaut un passage à la Roussie pour vous en rendre compte et à l’occasion, goûter nos légumes ! A bon entendeur, salut !
Merci pour toutes ces nouvelles, et bravo pour tout ce travail qui porte ses fruits !
RépondreSupprimerEspérons que cet hiver vous ayez un peu plus de 8°C à la maison !