De la pluie, de la pluie, et encore de la pluie ! Nous l’avons longtemps espérée et maintenant qu’elle est là, nous n’allons tout de même pas râler ! Cette pluie continue a été très dommageable pour les agriculteurs qui cultivent des céréales car la terre était trop détrempée pour permettre aux tracteurs d’aller dans les champs. Pour notre part, cette eau tombée du ciel a rempli nos marres, ce qui est plutôt positif !
L’activité de ce début d’automne, dans la continuité de la fin de l’été, fut principalement la « transfo », pour parler dans le jargon du métier, ou la transformation des légumes pour les non-initiés. Si on résume, voilà les différents bocaux que nous avons réalisés en cette fin de saison : confiture potiron-pomme-vanille, coulis de tomates, ratatouille, courgettes à la provençale, caviar d’aubergines, confit d’oignons rouges, huile d'olive au basilic, jus de légumes et gaspacho de concombres, ainsi que différentes soupes avec les légumes que nous avions en surplus : soupe à la courgette (avec sa variante courgette poivrée), soupe à la tomate, soupe tomates courgettes, soupe à l’oignon.
En ce qui concerne les confitures, ce fut plutôt une année de vaches maigres dans notre région où beaucoup d’arbres fruitiers n’ont rien donné. Ce n’était peut-être pas plus mal pour Claire car devant accoucher mi- octobre, elle n’était pas tellement disposée à rester longtemps debout devant la cuisinière à tourner la confiture. Pas de frustration donc en espérant que l’année prochaine sera meilleure tout de même!
Côté jardin, outre les dernières cueillettes de tomates, courgettes, aubergines, poivrons, nous avons fait la récolte des courges. Nous avons semé plutôt largement, mais n’avons pas récolté largement du fait de la sécheresse, même si Jean-Emmanuel avait pris soin de les placer en bas de butte. Petit à petit, nous sélectionnons les variétés de courges qui nous plaisent vraiment. Ils y en a tellement, mais elles sont inégales en terme de saveur et de texture. Pour l’année à venir, nous allons garder les indétrônables potimarrons et butternuts, le royal potiron, l’exotique bleue de Hongrie, l’intrigante galeuse d’Eysine, le délicieux patidou, la mignonne jack be little, la douce melonnée jaspée de Vendée.
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| Cueillette des courges dans le verger au pied des buttes |
Par ailleurs, Jean-Emmanuel aidé de Rodolphe a poursuivi son expérience avec les fraisiers: il s’agit de percer des trous dans le flan des buttes et d’y implanter des fraisiers pour en faciliter la cueillette. Pas de mauvaise herbe, une réserve d’eau dans la butte et une cueillette à mi-hauteur avec des fraises bien visibles.
En octobre, la dernière touche a été donnée à la chambre des enfants à l’étage avec l’aide de Dady et du même Rodolphe. Une double couche de liège et de feutre de chanvre a été posée sous le plancher pour mieux isoler des bruits de pas. Une fois l’électricité finalisée, il ne restait plus qu’à monter les meubles et les affaires de Bruno et Augustin. Quelle joie fut la leur! Cela faisait plaisir à voir!
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| Dernier petit effort, les détails, ça compte! |
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| La chambre des garçons, sans maquillage ni artifice, qui attend encore la pose d'un verre sur l'oculus. |
À l’étage, Malory, le même maçon qui avait réalisé l’oculus et l’œil de bœuf sur le pignon, a terminé de percer les deux fenêtres gemellées sur le mur de la façade. Une bonne chose de faite! C’est agréable de voir plus de lumière pénétrer dans le grenier. Cette double-fenêtre donne sur une chambre en cours d’aménagement qui sert aux amis de passage pour l’instant.
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| Ouverture en cours de réalisation bien avancée... |
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| ... et achevée. Attention, vous êtes surveillés! |
En novembre et décembre, la saison n’est plus tellement propice aux travaux, mais plutôt aux rangements de fond, notamment dans le grenier et dans la pièce qui nous sert de stockage. C’est l’époque aussi des menus travaux d’entretien etc...
C’est aussi la saison de la chasse! Nous ne sommes pas encore adhérents de l’éminente société de chasse de Hiesse, mais nous avons fait la nôtre à notre manière... Un jour que Jean-Emmanuel circulait sur la route d’Epenède, il voit un chevreuil inerte sur le bas-côté. Bien entendu il fait demi-tour et tombe nez à nez avec une antique quatre ailes qui s’arrêtait précisément au même endroit. Le moustachu qui en sortait avait été appelé par un ami pour venir chercher le chevreuil fraîchement tapé. Très élégant, Jean-Emmanuel propose à l’homme de l’aider à mettre la bête dans son coffre. Bien lui en a pris car Guy, ainsi se nommait-il, chasseur de naissance et Hiessois d’origine, lui a promis de nous apporter la moitié du chevreuil dépecé chez nous. Ce qu’il a fait. Assez peu de temps après, nous tapons nous-mêmes un jeune chevreuil à la tombée de la nuit avec le camion (heureusement !). Jean-Emmanuel se rend avec Bruno chez l’ami Guy pour qu’il lui montre comment dépecer l’animal. Les deux s’entendent bien, c’est même lui qui nous a prêté sa remorque pour nos livraisons de Noël en région parisienne!
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| Âmes sensibles, s'abstenir! |
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| Jean-Emmanuel commence à savoir s'y prendre, et les fils apprennent en même temps! |
Nos repas dominicaux ont aussi été agrémentés grâce à nos poules. Nous avons décidé de tuer les plus âgées et de renouveler l’équipe avec de jeunes poules au printemps prochain. Cela nous a valu quelques poules au pot, fort appréciables. Ce fut pour Claire l’occasion d’apprendre à plumer et vider une poule. Un peu d’émotion à la première, surtout quand il s’agit de fourrer sa main dans les entrailles, mais comme pour la cuisine du cochon l’an dernier, aucun dégoût, voire même le contraire. Un goût à réaliser ces gestes séculaires et à être plus en prise avec la réalité des choses.
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Entre autres diverses activités, Jean-Emmanuel s’est rendu à une conférence sur le changement climatique dans notre région. D’après la chercheuse qui s’exprimait, on évoluerait en Charente vers un climat méditerranéen ce qui aurait des conséquences sur les arbres : les nombreux chênes qui forment les haies par ici vont mourir petit à petit en commençant par la tête, et nous le voyons déjà un peu, ce qui implique de les remplacer progressivement par des essences plus adaptées. La Charente limousine sans ses chênes c’est un peu Paris sans la tour Eiffel voire même sans Notre-Dame ! Pour tout vous dire nous avons même planté des amandiers. Au moins donneront-ils de belles fleurs, au mieux ils nous donneront des amandes d’ici 2050 !
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| En bref, va falloir s'adapter sec !!! |
Pour revenir à des réalités plus contemporaines, un peu de nouveau du côté de la commercialisation. En novembre, nous avons intégré un groupement de producteurs de Charente limousine basé à Saint-Maurice des lions, justement nommé le Comptoir des lions. Un site Internet permet aux clients intéressés de faire leur commande en ligne chaque semaine: différentes viandes, légumes, bocaux divers, savon, pain, œufs, tisanes etc... Des bénévoles et des producteurs se relaient chaque semaine pour faire les paniers et assurer les permanences de livraison. C’est motivant de participer à ce genre de projet. Longue vie au comptoir !
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| Tout est dit! |
Par ailleurs la boutique bio de Confolens, qui nous prenait un peu de légumes l’été nous prend maintenant également des bocaux. Nous avons réalisé d’ailleurs à sa demande des tomates pelées en bocal, un produit que nous n’avions pas eu l’idée de faire et qui apparemment est assez demandé.
Depuis fin janvier, nous avons passé un contrat avec un magasin de producteurs de Poitiers, les Plaisirs fermiers, une boutique autrement plus grande et fréquentée que celle de Confolens. Nous y avons déposé des soupes et des coulis de tomate, produits que nous avons encore en quantité, sachant qu’ils sont intéressés l’an prochain par d’autres bocaux. C’est une perspective assez réjouissante qui sécurise un peu les débouchés pour nos produits transformés.
Nous ne nous sommes toujours pas lancés dans les marchés, mais nous avons testé cette année un marché de Noël dans le village voisin d’Alloue. Nous y étions allés en touristes l’an dernier et l’avions trouvé à la fois sympathique et fréquenté, ce qui ne gâche rien. Cette année, il était sympathique mais pas très fréquenté ! Nous y avons proposé des tasses de soupe chaude, des galettes et macaronés ainsi que nos bocaux. Pas de regrets malgré tout, surtout pour Claire qui aime bien vendre sur les marchés.
Pour finir avec la commercialisation, nous avons profité de notre retour en région parisienne à l’occasion de Noël pour organiser des livraisons de bocaux sur quelques points prédéfinis. Merci encore à ceux qui ont bien voulu stocker des sacs chez eux! Ce système nous a demandé un peu de travail pour préparer les colis avant notre départ, mais l’avantage était que nous emportions avec nous uniquement les quantités voulues et qu’une fois sur place il n’y avait plus qu’à livrer avec le plaisir de rendre visite ainsi aux uns et aux autres.
D’un point de vue plus strictement familial, notre vie a été un peu chamboulée avec l’arrivée le 13 octobre de Rémi qui a bien vite trouvé sa place parmi nous. Très mignon, objet de toutes les attentions de ses frères, il nous réjouit depuis ses deux mois par ses sourires et ses areuh !
Il a reçu le baptême le 10 novembre dans l’église de Confolens entouré de famille et d’amis. Merci Seigneur !
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| Même pas pleuré! |
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| "Emi, ça va? Didi, dada, didi!" |
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| L'air de la Roussie, ça réussit! |
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| C'est tellement drôle de taper partout! |
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| Quel plaisir de peindre les décoration de Noël en pâte à sel! |
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| Vivement Noël prochain! |
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| La bande de gars du 4, la Roussie |























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