samedi 1 juillet 2017

Printemps 2017


Le printemps nous a emportés dans le flot de la préparation de l’ouverture du parcours cueillette, et nous y sommes encore ! Enfin, surtout Jean-Emmanuel, mais Claire y prend une part croissante, comme vous le verrez dans ces lignes.

La façade de la maison, orientée au sud,  a sensiblement changé depuis que Jean-Emmanuel y a accolé une plate-bande surélevée contre le mur à droite de la porte. Après avoir construit un beau coffrage en bois (ça sert d’avoir fait charpente !), il l’a ensuite rempli de terre et de compost. Le but était d’y placer les semis et les jeunes plants pour les mettre hors-gel dans la période délicate d’avril et mai. Malgré cette situation favorable, des plants (les plus éloignés du mur) ont méchamment souffert d’un coup de gel imprévu fin avril : la météo, cette traîtresse, avait annoncé 1°, mais c’est plutôt – 6° qu’il a fait ! 

En cours...

Et voilà le travail !

L’essentiel du travail durant le printemps a été de continuer à préparer le terrain et de s’occuper des semis et des plants. 
Certaines buttes qui existaient déjà ont été finies d’aménager en les bordant d’un tressage. Merci à Yaping et Nicolas pour ce travail !

Nicolas met en place les piquets supports

Yaping tresse les branches entre les piquets

Presque fini!
D’autres ont été faites « de but en blanc », si vous me permettez l’expression… Cela a été le cas de « la butte du fond » et de « la butte de l’arbre coupé » - c’est que nous baptisons nos buttes, sinon nous ne nous en sortons pas pour les désigner, qui ferment le carré du parcours cueillette. Le processus est toujours le même : il s’agit de border l’amas de terre avec des piquets en châtaigner, puis de couvrir les flancs avec des gros branchages pour tenir la terre, et enfin de couvrir de compost.

La butte est coupée verticalement à l'aide le la micro-pelle
Et voilà le résultat!

Le long de toutes les buttes du parcours cueillette, Jean-Emmanuel a planté de grands piquets en vue d’y accrocher des supports pour les tomates (grillage et/ou fil). Nous tirons en cela leçon de l’an dernier où nous avions laissé courir  les pieds de tomate sur la terre sans les tailler ni les élever, ce qui rendait la cueillette un peu compliquée. Ces piquets servent aussi de support à des voiles pour protéger les cultures lors des demi-saisons (printemps et automne).
Il a également recouvert le flanc des buttes avec un tapis coco recyclé pour éviter la pousse des mauvaises herbes et maintenir l’humidité le plus possible. 



Mise en place du tapis de coco sur le côté d'une butte

Pour en finir avec l’aménagement du terrain, de nouveaux espaces de culture ont été aménagés en-dehors des fameuses buttes. D’abord au milieu des allées du parcours cueillette : un voisin avait dit avec son humour bien à lui qu’on pourrait transformer ces allées en piste de karting. Il est vrai qu’elles étaient un peu larges, et puisque nous cherchions de la place pour mettre nos plants, pourquoi ne pas le faire là ? 

Le rendu avec les plantations au milieu des allées



Et puis à l’intérieur de la butte en rond. Ce n’est pas simple à expliquer, les photos parlent mieux. Ce qui est sûr, c’est que cela a été un sacré travail, auquel Claire a un peu prêté la main. 

Plantation des piquets

Apport de terre supplémentaire

Le rendu final

Mais ce n’est pas fini pour ce qui est de l’aménagement du parcours cueillette ! Il restait encore à égaliser le sol des allées en finissant d’étaler sur les buttes les vieux tas de compost, en enlevant les cailloux gênant et en aplanissant tantôt avec la micro-pelle, tantôt avec le râteau. Et pour finir, Jean-Emmanuel a aménagé une plate-forme pour y construire la baraque de vente, à la limite entre notre jardin et le parcours cueillette. 

La première marche pour la longue file d'attente et la deuxième pour la baraque !


Alors, c’est bien tout cela, mais le but c’est tout de même de planter des légumes ! Nous avons fait des semis nous-mêmes (merci aux petites mains qui nous ont aidé à cela : Yaping et Nicolas pour les semis en bouteille, Geneviève, la Bareaud family, ainsi qu’un autre woofer Nicolas), mais une grosse partie des plants ont été achetés encore cette année. Notre projet pour l’an prochain est de faire au maximum nos plants à la Roussie, dans la belle serre à plants que nous devrions bâtir cet hiver ! 

Essai de semis en bouteille pour bénéficier de l'effet de serre


Toutes n'ont pas poussé. La faute au terreau ou à la surchauffe?

Plus tard, essai concluant dans des godets traditionnels

Plantation de patates en famille !

Ca pousse de partout !


Nous avons donc semé et/ou planté : des pommes de terre, des courgettes, des concombres, des tomates, du basilic, des aubergines, des poivrons, des salades, des haricots, du maïs, diverses courges d’automne ainsi que des choux. C’est ce que nous allons vendre cet été et cet automne à ceux qui viendront visiter notre parcours cueillette, ou bien acheter directement les légumes. N’oublions pas les fleurs : elles ont le double-avantage d’attirer les abeilles et d’embellir les lieux. 

Ces fleurs-ci se sont invitées toutes seules !

Pendant ce temps-là, nous nous sommes régalés avec les fruits et légumes du jardin. Pour ceux qui ont un jardin, nous vous recommandons le chou pointu que nous trouvons délicieux, légèrement sucré et tendre, rapide à cuisiner. 

Qui veut du bon chou pointu ?

Nous avons fait des orgies, si si, de salade verte, avons dégusté les fèves et les petits pois, les épinards, et même un chou rouge retardataire qui avait fini par former une belle pomme !

Vous aurez reconnu les salades...

Petits pois en pagaille



Belle pomme ce chou rouge !


Juste à côté sur la butte trônaient également de superbes choux frisés qui eux aussi avaient mis le temps, mais l’époque des potées hélas est fini… 

Il fallait de grands choux pour accueillir le futur Poumailloux!

Surtout nous avons bien profité de la reine de la saison : la fraise ! Toute la butte ronde en était couverte, ce qui nous a permis, en plus de notre dessert quotidien de fraises fraîches, de faire des pots de confiture, du coulis et du sirop de fraise. 

Joie !

Des confitures de fraises dont nous ne sommes pas peu fiers !

Nous en avons vendu une partie en vente directe à des voisins de campagne. Au mois de juin sont apparues aussi les framboises, mais la récolte reste encore modeste cette année. Il y en a un qui a vite pris goût à ces petits fruits rouges qui tachent, c’est Bruno le gourmand… 
Allez, encore un petit effort Bruno !


Nous avons fêté l’arrivée de l’été avec nos premières courgettes du jardin.

Petit luxe de maraîcher

Pour le moment, pas trop de dégâts dans les cultures, seulement quelques doryphores téméraires qui sont apparus dans certains plants de pommes de terre, au même endroit que l’an dernier. Jean-Emmanuel a d’abord jeté les plants infestés dans la mare voisine. Réapparus sur quelques plants, il a constaté la présence d’une petite bête non identifiée sur ces mêmes plants ; faisant l’hypothèse qu’il s’agissait de prédateurs de doryphores, il a laissé les plants et a affectivement constaté la disparition de ces terribles ravageurs.

C'est joli un doryphore...

Pour finir, il a fallu s’attaquer au chapitre communication et commercialisation. Claire s’y met non sans déplaisir, même si elle n’a pas fait d’école de commerce ou de com’… Cela va de la recherche de renseignements sur les diverses règlementations, à la conception d’un flyer pour « inonder » les alentours, à la création d’une page Facebook « Les Jardins de la Roussie » – que vous êtes d’ailleurs cordialement invités à rejoindre, à l’approvisionnement en matériel nécessaire au parcours cueillette (paniers, ardoises, balance de maraîcher etc…), à la prise de contact avec des journaux pour qu’ils réalisent un article sur ce grand événement (n’ayons pas peur des mots !) et caetera, et caetera.

Flyer que nous allons distribuer aux alentours

En-dehors de la vente directe à la Roussie, nous allons participer cet été à quelques événements ou petits marchés locaux (deux marchés festifs à Alloue, des marchés au camping de Confolens), et vendons déjà des légumes à des boutiques de Confolens : pour ceux qui connaissent, il s’agit du Petit panier bio, Au coin de rue, et chez Nathalie et Richard.

Marché festif à Alloue
Nous essayons de travailler de plus en plus avec des producteurs du coin, que ce soit pour la commercialisation ou pour la production des gâteaux secs que nous allons vendre en même temps que nos légumes (mini galettes poitevines et macarons avoine/amande). Par exemple, nous achetons maintenant la farine de blé ancien que produit un couple de Pressac qui la vend en brut et la transforme en délicieuses pâtes. Pour le beurre, nous achèterons sans doute celui d’un Américain qui travaillait pour l’administration d’Obama et qui a atterri à Availles-Limouzine pour se lancer dans l’élevage de vaches laitières. Pour un changement de vie, c’en est un, mais apparemment, pas de regrets ! La région n’attire pas que les Américains : une famille de Norvégiens est venue chercher le soleil et le charme de la campagne française à Lessac. Nous avons fait leur connaissance et les avons gracieusement débarrassés de « quelques » bambous encombrant leur terrain. Ils élèvent par ailleurs de magnifiques alpagas dont ils font de la laine, qu’ils filent et tissent eux-mêmes. 

L'entreprise laitière de l'Américain
Ca rentre, si, si...


Nous sommes donc loin de nous ennuyer ! Heureusement Jean-Emmanuel, malgré le travail, prend plaisir à travailler dehors dans ses chères buttes, et Claire est soulagée de finir l’année scolaire pour mieux l’épauler et prendre le temps pour la commercialisation, ainsi que pour la fabrication de gâteaux secs. Le petit bébé, qui ne naîtra pas à la saison des choux, mais celle des potirons, grandit bien. Bruno a fêté sa première année de vie en avril dernier bien entouré, il marche maintenant et nous réjouit toujours autant. 






Nous vous donnons rendez-vous à la fin de l’été pour vous donner des nouvelles du parcours cueillette, des travaux de la maison qui devraient reprendre cet été et, ne l’oublions pas, du petit frère de Bruno qui devrait naître fin août, début septembre si Dieu le veut ! Bon été à vous !



vendredi 5 mai 2017

Hiver 2016-1017


Quelques nouvelles d’un hiver qui a été assez court du fait d’un printemps précoce, mais qui nous sembla passer lentement, notamment à cause d’un foutu virus que Jean-Emmanuel a traîné durant à peu près un mois et qui l’a empêché de se mettre véritablement au travail. Disons que cela a été au bénéfice de la comptabilité qu’il a pu faire tranquillement au chaud en toute bonne conscience. Avec le recul, cette période a été aussi l’occasion d’une césure après deux bonnes années de travaux. L’envie de s’y remettre n’en a été que plus grande en février. 

Chaque saison son charme: en hiver, nous nous réconfortons avec des bons plats mijotés sur la cuisinière à bois qui, nous le rappelons, sert aussi à nous chauffer. Du jardin, nous avons dégusté les choux frisés, les choux de Bruxelles et les choux-raves, sans oublier les rutabagas, ainsi que de la mâche, des blettes et quelques poireaux. Nous avions aussi, bien sûr, le stock de courges à nous mettre sous la dent. 

Les bonnes potées de Claire pour nous remonter le moral et la santé!

Du côté des travaux de la maison, la sécheresse qui persiste a été favorable aux ouvriers chargés de faire l’isolation du toit en janvier. Après avoir enlevé toutes les tuiles, ils ont posé des plaques de laine de bois rigide au-dessus des chevrons afin de perdre le minimum de hauteur de plafond dans le grenier. On en a profité pour remplacer les tuiles de la moitié nord de la toiture qui en avaient bien besoin. La deuxième partie du travail a consisté à appliquer par l’intérieur de la laine de bois souple, puis de fermer le plafond par de nouvelles plaques de laine de bois rigide. Si avec cela l’étage n’est pas bien isolé ! Jean-Emmanuel a cependant dû repasser derrière les ouvriers qui avaient laissé des passages d’air entre les plaques. Aïe aïe aïe ! On est souvent mieux servi par soi-même… m’enfin ! 

Le toit du grenier ouvert pour la pose de laine de bois sur chevrons




La chambre des woofers a dû être détruite


Résultat final avant enduit de finition




Par ailleurs, Jean-Emmanuel a effectué un petit travail pour améliorer la cheminée qui avait un trop bon tirage : il a obstrué les deux tiers du conduit et a percé un conduit d’arrivée d’air entre  la cheminée et l’extérieur, ce qui devrait éviter les courants d’air dans le salon quand elle est en fonctionnement.

La tranchée en cours jusqu'au mur extérieur côté nord


Enfin, l’hiver est favorable aux grands rangements, et il y en avait bien besoin pour mieux organiser l’espace de la grange. Jean-Emmanuel a donc retiré les superbes mangeoires à vache faites tantôt de poteaux électriques en béton, tantôt de parpaings (plus rapide à écrire qu’à faire !) dans le but d’ouvrir l’espace central sur les côtés de la grange. Cela permet à la fois d’y stocker facilement du bois et de ranger les véhicules sans encombrer le milieu de la grange. Bref, une bonne chose de faite qui reste encore à achever. 

Après avoir enlevé les mangeoires en parpaing


Ouverture de ce côté pour le stockage du futur bois de chauffage


Dans la deuxième partie de l’hiver, le temps était venu de se remettre un peu au jardin… Avec Jean, un woofer belge, Jean-Emmanuel a poursuivi le travail d’installation de la clôture autour de l’espace cueillette. 

Il s’est également lancé dans l’ébranchage sévère d’un chêne malencontreusement placé entre le soleil et les buttes et dont l’ombre diminuait nettement la productivité. Le tronc ne va pas tarder à suivre le sort des branches, mais ce n’est pas une mince affaire, dans tous les sens du terme. Pour couper les branches les plus hautes, il a reçu l’aide d’un voisin de campagne, ainsi que celle des ouvriers qui travaillaient sur le toit et avaient un outillage adapté. Claire regardait cela de la fenêtre de la maison avec une vague inquiétude, malgré le harnais dont s’était muni Jean-Emmanuel. 


Le tronc qui devra subir le même sort

Comme vous le savez peut-être maintenant, tous les six mois nous devons faire acheminer le compost broyé de déchets verts depuis la plate-forme à 400 mètres vers le jardin. Après cela il restait à répartir les tas sur les buttes/baissières du verger ainsi qu'entre les arbres de plein champ avec l’aide du tracteur. Un petit épisode tragi-comique est venu interrompre le travail : en train de manœuvrer entre deux baissières, Jean-Emmanuel a basculé avec le tracteur dans le fossé de l’une d’elles, heureusement relativement peu profond. Et cela sous les yeux de Claire qui venait de faire une petite visite à son cher mari accompagnée de Bruno. Plus de peur que de mal : l’infortuné en est sorti indemne, et un agriculteur de Hiesse est venu tirer l’engin le lendemain. Mais il a fallu attendre ensuite qu’un autre gars du coin prenne le temps de faire les quelques réparations nécessaires suite au choc. 
Les tas de compost déposés entre les arbres fruitiers pour y accueillir plus tard des pommes de terre

Sans commentaires...
Pour compléter cet apport de matière organique, Jean-Emmanuel a eu l’opportunité de récupérer du compost mûr gratuitement (sans compter les frais de transport) et pense l’utiliser pour faire des essais de semi direct (céleri, salades, radis, poireaux, navets, choux, tomates…). Malheureusement, il s’avère sécher trop rapidement. En réalité, le meilleur terreau serait du compost réalisé par des lombrics, mais il est beaucoup plus coûteux.  Une piste à creuser. 

Le compost en question

La fin de l’hiver est l’époque aussi pour semer les fèves et les petits pois. Pour ces derniers, Jean-Emmanuel a aménagé une butte proche de la maison et y a installé un grillage pour faire grimper les pois à rames. Une jeune et joyeuse équipe l’a aidé le temps d’un week-end : merci Raphaël, Diane, Louise et Maxime pour votre participation enthousiaste ! 


Quelques nouvelles de notre four à pain. Nous avions initialement le projet de le restaurer et de nous en servir plus tard. En attendant, nous l'avions recouvert d'une bâche noire pour faire mourir l'épais manteau de lierre. Mais le soleil et les coups de vent successifs ont eu raison de cette bâche sans compter que des pans de mur avaient commencé à s'écrouler. Nous avons donc changé d'optique et voudrions, si la loi nous le permet, le transformer en un studio indépendant pour nos visiteurs et woofers de passage. Cet hiver, Jean-Emmanuel a retiré les tuiles encore utiles et a mis les autres dans le chemin pour le consolider. Rien ne se perd, tout se récupère!

Et hop, dans le godet!

Pauvre four à pain!


Claire poursuit ses cours au collège du Sacré Cœur de Ruffec, toujours à deux tiers temps, avec des classes de 6ème et 5ème. Malgré le temps partiel, ses journées sont bien remplies entre la préparation des cours, la correction des copies, la tenue de la maison, le soin de Bruno et le reste… Mais décidément pas de regrets, les lieux sont de plus en plus plaisants à habiter !

Notre petit Bruno nous réjouit toujours par ses sourires et sa joie de vivre malgré quelques épisodes douloureux dûs à la poussée des dents. Il aime beaucoup nous faire promener partout pour s'entraîner à la marche qui ne devrait maintenant plus trop tarder. 

Très heureux avec ses légos


On profite d'un petit rayon de soleil de mars

Nous vous parlerons plus amplement dans le blog suivant de nos projets d'ouverture du parcours cueillette cet été. Mais l'été devrait s'annoncer fructueux à plus d'un titre car nous avons la joie d'attendre un heureux événement pour début septembre!

vendredi 27 janvier 2017

Automne 2016 

Cet automne, la cuisine et le salon, c’est-à-dire la grande pièce du bas, ont pris une allure presque définitive. En réalité, les avancées majeures se sont faites à l’intérieur, et le chapitre « extérieur » sera beaucoup plus réduit cette fois-ci. 
Dans la cuisine, Jean-Emmanuel a fini les enduits, mais comme le résultat final n’était pas partout très homogène, il a appliqué par-dessus une patine : c’est un badigeon très léger pour égaliser le rendu final de l’enduit. Au départ un peu déçus de ne pas garder l’enduit brut, nous ne sommes finalement pas si mécontents du résultat. Le pourtour des portes et des fenêtres a ensuite été peint en blanc, à la fois pour l’esthétique et la luminosité. Nous ne savons pas encore si nous allons les garder tels quels. 

Une conséquence non négligeable de la finition des enduits est que nous avons pu remettre les meubles en place. Ouf, quel soulagement ! Nous avons même descendu des cartons de vaisselle qui dormaient dans le grenier pour en garnir l’armoire et le buffet et réorganiser un peu les rangements. 



La dernière touche dans la cuisine, comme dans le salon d’ailleurs, a été pour le sol. Il a fallu gratter les joints abimés, raboter les baguettes de bois qui séparent les briques, puis effectuer les nouveaux joints. Ca a ensuite été la toilette des briques, passées au vinaigre, puis à la cire. Et ce sur toute la surface de la grande pièce. Quand on foule le sol du rez-de-chaussée, on ne s’en rend pas forcément compte, mais beaucoup d’heures auront été nécessaire pour le rendre beau comme il est maintenant. En tous cas, nous en sommes très contents… Merci à Clémence, une woofeuse, qui a été d’une grande patience dans le travail de nettoyage et de cirage. 



Dans le salon, les enduits sont également terminés, recouverts comme dans la pièce voisine d’une patine claire. Nous sommes maintenant dotés d’une superbe penderie à l’emplacement de l’ancienne pierre à évier ; c’est peut-être idiot à dire, mais c’est un confort d’avoir une penderie : plus de manteaux qui traînent un peu partout, et même une planche pour les chapeaux de Monsieur et les gants de Madame ! Dans toute la grande pièce, des baguettes ont été posées entre les poutres du plafond, support pour les  plaques de liège ou de laine de bois enduites qui feront la finition du plafond.

Mais ce n’est pas tout, nous avons franchi un seuil dans la gamme confort de la maison : nous avons maintenant un escalier ! Nous avons profité pour cela, ainsi que pour l’aménagement de la cheminée, de la venue d’un woofer très efficace et disponible arrivé tout droit d’Afrique du Sud (mais arrivé chez nous en vélo par jour de grand vent), Harald. Il avait fallu attendre que les murs soient finis pour pouvoir poser l’escalier. Nous l’avions trouvé sur le bon coin : tout collait, le quart tournant bas, les dimensions globales, mais il manquait 20 cm pour atteindre la hauteur de notre pièce. Un os, qui est finalement devenu une source de créativité. Jean-Emmanuel et Harald ont fabriqué la dernière marche en bois et brique en rappel du motif du sol, ce que nous trouvons plutôt réussi.






Nous parlions de la cheminée. Nous avons choisi d’aménager un foyer surélevé, à la fois pour le côté pratique de la chose, surtout dans une famille où la taille moyenne n’est pas ridicule, mais aussi pour améliorer le tirage de la cheminée. Pour ce faire, Jean-Emmanuel et Harald ont construit trois dômes en pierres et copeaux de bois, support de la structure en arches du foyer. Une fois la structure séchée, ils ont retiré les pierres et les copeaux, puis ils ont réalisé le dessus avec des briques sur le pourtour et une plaque de fonte redécoupée pour l’occasion à l’emplacement du foyer. Ils ont aussi pris le soin de faire deux trous pour y ranger petit bois, papier etc… Quand les arches et les deux trous ne sont pas remplis de bois et de papier, l’ensemble prend une allure quelque peu fantastique, voire monstrueuse. 





Notre future chambre a légèrement avancé : Jean-Emmanuel, aidé par Harald et une journée par son ami Never (merci !), a poursuivi les enduits finaux. Mais un dernier enduit est nécessaire pour corriger la verticalité du mur sur la cloison de séparation avec le salon. Par ailleurs, il a fabriqué un beau placard cache-tableau électrique en chêne. Le gros morceau à venir dans cette pièce est la finition du sol. Nous voulions y mettre du parquet, mais il faut trouver des solutions techniques pour que l’humidité qui remonte un peu le long des murs n’abîme pas le parquet. Petit-à-petit, mais petit-à-petit seulement, l’oiseau fait son nid !


Grâce à la venue d’un couple de woofers, Laurie et Flavien, le chantier du mur paille extérieur, que vous aviez certainement oublié, a été relancé. Il s’agissait d’enduire le mur nord extérieur de notre chambre actuelle, déjà doublé de paille par Jean-Emmanuel il y a un certain temps pour mieux isoler la pièce des frimas (comme en ce moment par exemple…). Ils ont d’abord mis un badigeon sur la paille pour faire adhérer l’enduit, puis ils ont patiemment appliqué à la main l’enduit de corps fait d’argile, de sable et de paille. Le tout renforcé par un grillage à poules. Il a fallu faire une deuxième couche avant le séchage de la première et il reste maintenant la couche finale à appliquer. 



Nous ne vous avons pas encore parlé de Cham Cham et Hippalam (orthographe approximative), deux woofers coréens qui ont passé une semaine chez nous…. en « honey moon » ! Mariés une semaine auparavant en Corée, ils ont commencé leur voyage de noces au Vietnam pendant une semaine avant de prendre la direction de Paris où un oncle les attendait. Mais il n’y ont pas fait de vieux os, leur destination finale était vraiment le fin fond de la campagne française, où ils voulaient partager les heures et les jours d’humbles maraîchers en permaculture. Dans un pays où la compétition fait rage, ils désiraient voir un mode de  vie alternatif dont ils pourraient s’inspirer pour leur propre vie. En Corée l’accès à la terre est extrêmement difficile et coûteux, et notre ferme de 5 hectares est pour eux un rêve inaccessible là-bas. Un jour que nous déjeunions près du vieux chêne au soleil, le chant des oiseaux dans les oreilles, ils ont dit avec leur délicieuse candeur habituelle : « C’est comme dans nos rêves ! C’est même mieux ! ». Ils ont participé à de petits travaux dehors : la collecte des dernières tomates vertes en vue de faire des confitures, la mise en pot de stolons de fraisiers, puis leur repiquage, du désherbage etc… Merci à eux ! D’aucuns se posent peut-être la question sur la communication : nous parlions avec eux en anglais, tout comme avec Harald (le woofer sud-africain) qui était là en même temps. 

Par ailleurs, Jean-Emmanuel a bien été occupé aussi par de menues taches : rangement de la grange, approvisionnement en bois, élagage, préparation des commandes de Noël à Paris (légumes, confitures, miel venant d’un ami apiculteur)… Quant à Claire, elle a mis la main à la pâte en réalisant des confitures : gelée de coings, confiture potiron-pommes et de tomates vertes.

Pendant ce temps-là le petit Bruno grandit, profite du vert et des bons légumes. Avec la venue des uns et des autres, il se socialise petit-à-petit et est toujours prêt à dégainer son sourire charmeur. Sa joie de vivre ne laisse de nous émerveiller chaque jour !



L’hiver a commencé déjà, nous vous donnons rendez-vous à la fin de cette saison pour la suite de nos aventures !