vendredi 26 janvier 2018

Automne 2017


Cet automne, pas de grands chantiers, mais une multitude de tâches et d’activités plus ou moins prévues. Il faut dire aussi que le rythme s’est quelque peu ralenti pour gérer au mieux la vie familiale durant les premiers mois d’Augustin. 

Une urgence s’est faite ressentir à la fin de la saison : stocker les légumes de conservation (courges diverses et variées, pommes de terre…) et les pommes pour l’automne et l’hiver. 



Cela faisait longtemps que Jean-Emmanuel voulait se débarrasser dans la grange des méchantes mangeoires en ciment et réaliser des étagères à la place. Ce fut donc le moment de passer à l’action, aidé par Achille et Etienne. Après avoir ôté les parpaings et le soubassement en cailloux, il fallut remonter une paroi isolante en laine de bois puis l’enduire avec un mélange « made by Jean-Emmanuel » argile-plâtre-sciure. 

Excavation des  cailloux sous les anciennes mangeoires


Enduit en cours sur le mur isolant


Pourquoi une paroi isolante, direz-vous ? Car derrière cette paroi, l’ancien couloir à vaches, se trouve le futur potentiel atelier du patron. Enfin, il n’y avait plus qu’à monter les étagères. Merci Gabriel pour ton aide ! 



Par ailleurs, nous avions plusieurs troncs d’arbres qui attendaient leur heure pour passer de grume à planches et tasseaux. Nous avons donc fait venir une  scierie mobile qui nous a débité 5 troncs en un jour et demi. Jean-Emmanuel devait être là aux côtés du scieur pour présenter les troncs avec le tracteur puis dégager et ranger les morceaux de bois au fur et à mesure. Mais l’opération s’est révélée très avantageuse financièrement par rapport à un prix de scierie. 

La scierie mobile à l'oeuvre


L’été, avec des pluies relativement régulières, fut propice aux courges et aux pommes de terre plantées dans le verger. En octobre vint donc le temps de la récolte. Les pommes de terre avaient été posées sur le sol et recouvertes de broyat végétal. Le plus long ensuite, après les avoir regardées pousser, est de les récolter, mais surtout de les laver, les trier, les peser et les mettre en filets de 5 ou 10kg. 



L’automne nous amena de nouveaux pensionnaires  imprévus. Nous revenions, début novembre, de notre semaine de vacances tant désirée dans le pays basque – notons au passage qu’il y a plu tous les jours sauf un – et nous arrêtâmes à mi-chemin chez des cousins de Jean-Emmanuel qui font de l’élevage de poulets, histoire de faire une petite pause tout en cousinant. Et voilà que, ni une ni deux, nous repartons quelques heures après avec, dans le coffre, 2 coqs, 5 poules et 4 pigeons se débattant comme de beaux diables, enfermés dans des cartons. Le reste de la route, faite de nuit,  fut épique avec nos volatiles, deux enfants pressés d’arriver et un sanglier qui a failli percuter la voiture, mais a finalement préféré faire demi-tour. O miracle ! Bref, c’est bien sympathique tout cela, mais il faut loger ce petit monde alors qu’on ne s’y était pas préparés. 



Jean-Emmanuel a travaillé à remonter une ancienne baraque à poules, tandis que les pigeons attendent encore leur volière. Bruno, notre généreux cousin, est revenu depuis avec 4 nouveaux pigeons ! Il paraît que c’est très bon ; des témoignages là-dessus ? A l’heure où nous écrivons, une poule manque à l’appel. Nous l’avons retrouvée très mal en point à notre retour des vacances de Noël, apparemment maltraitée par ses congénères et malgré un traitement spécial pour essayer de la retaper, elle est morte ce matin… 

Ca gratte, ça gratte!

Pour parler de choses plus gaies, voyez le bel auvent construit dans le prolongement de la toiture de la bergerie grâce à l’aide de Yohann et Marie, ainsi que Léo. Il permet de mettre à l’abri l’établi d’été, mais surtout le bois que nous utilisons pour la cuisinière. 

Yohann et Léo au travail

Voilà le résultat

Yohann et Marie nous ont également donné un bon coup de main dans la préparation des ventes parisiennes. 
Les confitures étaient déjà faites ainsi que les coulis de tomate. Il restait à cuisiner les soupes, les compotes de pommes ainsi qu’à faire mariner et mettre en bouteille les huile aromatisées (basilic, ail, romarin). 



Claire avait aussi du travail avec la préparation des sachets de macarons et des galettes poitevines. Pour chacun de ces produits il fallait procéder à l’étiquetage et pour finir l’emballage. Cela n’a l’air de rien, mais toutes ces opérations mises bout à bout nous ont bien occupés, sans compter le temps consacré à la recherche de fournisseurs de bocaux et de cartons adaptés pour chaque produit, à la conception du formulaire de commandes, à la recherche de solutions pour le transport des légumes et des bocaux etc… Nous tâtonnons encore, mais cela est du temps gagné pour les années à venir. Pour le transport, nous nous sommes finalement rabattus sur une remorque, initialement faite pour véhiculer des bestiaux, que Jean-Emmanuel avait acheté au début et qu’il a fallu bricoler un peu pour la rendre utilisable sur route. 

Qui veut des bonnes confitures?


Alors, quid de ces ventes ? Comme toujours, du positif et des choses à revoir. On apprend de ses erreurs, n’est-ce-pas ? Pour cette première, nous avions fait un système de commandes à l’avance par internet, ce qui nous a fourni l’essentiel de nos clients. D’autres sont venus aux ventes, surtout celle de Paris, sans avoir commandé, mais en nombre moins important que ce que nous avions imaginé. Fabienne Veillon, une amie et voisine de Charente, qui a très gentiment accepté d’accueillir chez elle pour la vente parisienne, nous a dit que la semaine avant Noël n’était pas un moment favorable car les uns et les autres sont fatigués ou malades, courent pour leur derniers cadeaux de Noël, préparent le départ en vacances, corrigent leurs dernières copies, sont déjà allés à des tas de ventes de Noël… Bref, les raisons sont multiples, et nous réfléchissons à une meilleure date pour l’an prochain. Vous pouvez nous donner votre avis, vous qui habitez la région parisienne, cela nous intéresse ! Par ailleurs, l’une de nos belles-sœurs nous a dit qu’il ne fallait pas hésiter à faire plus de pub, à relancer les gens, et les relancer encore car ils sont submergés de sollicitations diverses et variées. Bon, nous avons des progrès à faire en communication, l’année prochaine nous allons faire du harcèlement, préparez-vous ! Plus sérieusement, ce volet de la publicité et de la communication est un véritable métier, nous en avions déjà fait l’expérience cet été. 



Un autre domaine à améliorer, plus technique celui-là, est la conservation des bocaux. Plusieurs soupes avaient tourné à notre grand dam. Il est vrai que nous nous étions lancés dans l’aventure des soupes un peu à la dernière minute et avions suivi les conseils glanés sur le site des bocaux  « Le Parfait » pour la durée de stérilisation, sans doute insuffisante. 
Mis à part ces points à retravailler, nous avons eu des retours positifs sur nos produits, en particulier certaines confitures et les gâteaux (macarons aux amandes et galettes poitevines). Nous avons aussi eu la joie de revoir ceux qui sont venus. Ces deux ventes, à Paris et à Colombes, furent en tout cas une expérience enrichissante que nous sommes prêts à recommencer !

Il est un dernier chapitre à aborder, c’est celui des éoliennes. Si nous en parlons, c’est qu’il nous a pris, à la fois en temps et mentalement, de la mi-novembre à la mi-décembre, et ce n’est sans doute pas fini. Durant ce mois a eu lieu l’enquête publique dans notre commune de Hiesse. Il s’agissait de demander son avis à la population locale à propos de l’implantation de quatre éoliennes de 180m de haut sur la commune. Il se trouve que la Roussie se situe à 845 mètres du potentiel parc éolien, en plein sous le vent dominant. 

Avez-vous trouvé La Roussie?

Les nuisances sonores s’ajouteraient donc aux nuisances visuelles, toutes deux réellement gênantes, sans compter les éventuelles conséquences sur la santé, de plus en plus reconnues partout où il y a de tels parcs. En dehors des gênes que cela occasionnerait à tous ceux qui sont proches, nous sommes convaincus que l’éolien n’est pas une énergie suffisamment rentable et fiable (car intermittente) pour fournir une solution viable à terme. Vous l’aurez compris, nous sommes vent debout contre ce projet, et à peu près les seuls dans Hiesse qui osons le dire tout fort. Jean-Emmanuel a essayé de faire bouger un peu les choses, en collaboration avec une association locale. 


Photomontage vu depuis la fenêtre de notre cuisine

Nous voilà repartis pour une nouvelle année qui s’annonce tout aussi passionnante que celle que nous venons de quitter. Nous préférons en 2018 consolider ce qui a été commencé (parcours cueillette et vente à la ferme, travaux dans la maison, ventes à Paris) avant d’avancer sur de nouveaux grands chantiers (agrandissement de l’espace de culture, construction d’une serre à plan, transformation de l’ancien four à pain en studio pour accueillir, mise en culture de la grande parcelle etc…). Mais rien qu’avec cela, il y a du travail ! 

Pour finir, la recette de la saison. Nous découvrons de plus en plus l’immense potentiel des courges. Nous vous proposons cette fois-ci: 

Galette des rois au potiron
Ingrédients :
- 400g de potiron (ou un peu moins, cela dépend des goûts)
- 50g de beurre 
- 50g de farine
- 150g de sucre
- 100g de poudre d'amande 
- 2 oeufs
- quelques gouttes d'extrait d'amande amère
- 1/2 verre de lait
- 2 pâtes feuilletées
 Préparation :
Faire cuire le potiron à l'eau ou au cuit-vapeur, l’égoutter et l'écraser en purée. 
Séparer les blancs des jaunes d’œufs, et battre les blancs. 
Mélanger tous les ingrédients en finissant par les blancs montés en neige. 
Etaler le mélange sur la première pâte feuilletée,  puis recouvrir de la deuxième en collant bien les bords. Dorer au jaune d’œuf.
Cuire au four environ 30 minutes à 200°.

Si vous l’avez essayée, vous nous en direz des nouvelles !
Bon appétit, bonne année !

Baptême d'Augustin


LA journée de beau temps durant nos vacances au Pays Basque!






jeudi 26 octobre 2017

Eté 2017

Eté 2017


Voilà, la « saison », comme on dit, est terminée et malgré le travail qui ne manque pas, nous respirons un peu plus ! L’été a été riche en événements, en émotions, en activité. En voici un petit aperçu.

L’objectif était d’être prêt pour ouvrir le parcours cueillette et la vente le 11 juillet. Mais pour cela il restait en juin-juillet encore bien du travail dans le jardin, en particulier l’aménagement intérieur de la butte ronde (autour de la marre à l’île pour ceux qui sont venus) et la mise en terre des derniers plants à cet endroit, que Jean-Emmanuel a dû faire pratiquement seul (Claire aidait comme elle pouvait avec son ventre avantageux). Nous comptions sur un woofer au mois de juin qui s’est malheureusement défaussé ! 

Au mois de juillet, Etienne nous a rejoints jusqu’à début août, et est revenu ensuite fin septembre début octobre. Il a quitté son travail et souhaite approfondir la permaculture par l’expérience dans des fermes ici et là et par la lecture des grands inspirateurs de ce courant que sont le Japonais Fukuoka et l’Autrichien Sepp Holzer. Il nous a été une aide précieuse pour installer la structure en bois de châtaigner et les grillages destinés à tuteurer les nombreux plants de tomates du parcours, ainsi que les tuteurs en bambou pour les haricots rame semés entre les buttes. Tout cela représente pas mal de travail, depuis la coupe des bambous jusqu’à l’accrochage des plants de tomates avec des clips sur les grillages. Les photos parlent mieux que les explications…  
Structure en bambou pour tuteurer les haricots

Installation des structures pour le tuteurage des tomates


Un travail important aussi a été de pailler les plantations. La couverture du sol est un des principes essentiels de la permaculture, car jamais dans la nature le sol ne reste à nu : le paillage permet de protéger le sol de la sécheresse et de le nourrir en même temps. En parlant de nourrir le sol, n’oublions pas une parcelle dont nous ne vous avons pas encore beaucoup parlé car elle est restée au repos depuis l’achat du terrain : il s’agit du champ de 2 hectares situé derrière la maison destiné à être cultivé en agroforesterie, c’est-à-dire avec des bandes de céréales séparées par des haies d’arbres. Cette année, Jean-Emmanuel prépare le sol où vont être plantés les arbres en mettant des pommes de terre sous paille. Les plants ont été mis assez tardivement et ont moins bien poussé que leurs voisins du verger, mais le sol est devenu plus meuble. 

Au fond les 3 lignes de pommes de terre paillées

Récolte de pommes de terre et de potirons du verger

Etienne nous a aussi bien aidés à la réalisation des panneaux indicateurs pour guider nos clients vers la Roussie depuis le bout de notre petite route et une fois arrivés dans le « village » (ici, on parle de village pour désigner des hameaux). L’objectif l’an prochain est de multiplier les panneaux pour guider les visiteurs depuis Hiesse et Epenède, les deux villages voisins, et depuis la grande route. Ayons un peu d’ambition ! 

Bienvenus aux Jardins de la Roussie !



La partie commercialisation a été la grande nouveauté de cet été et le saut dans l’inconnu. Allions-nous avoir quelques clients ? Un peu, passablement, beaucoup ? Oui, mais pour avoir des clients, encore fallait-il faire de la publicité ! Cela aussi a représenté du travail et de l’énergie, surtout que nous sommes plutôt novices en la matière et que nous avons fait avec les moyens du bord. Début juillet, deux journaux locaux (La Charente libre et Le Confolentais) ont fait paraître un article sur nous et l’ouverture de la vente directe cet été à la Roussie. Cela nous a ramené des clients locaux au début, curieux de voir ces fameux « Jardins de la Roussie ». 

Article de la Charente Libre

Nous avons aussi concocté des flyers, non sans mal, que nous avons déposés dans les boutiques de Confolens et d’Availles-Limouzine. Nous vous avons par ailleurs déjà parlé de notre page Facebook « Les Jardins de la Roussie » destinée à donner des nouvelles et des informations sur la ferme et les ventes tout au long de l’été. Petite page publicité pour ceux qui ont un compte FB et veulent s’y abonner : allez-y, c’est gratuit ! 

Le flyer recto verso

Les ventes à la ferme ont été irrégulières, allant de 0 à une dizaine de passages par demi-journée, le mardi matin ou le vendredi après-midi. Au début ce sont surtout des gens du coin qui sont venus après avoir lu un des deux articles de journaux, puis des vacanciers qui ont une maison de vacances  dans la région. Nous avons vendu diverses variétés de courgettes, de concombres, de tomates, des pommes de terre, des aubergines, des blettes, des pâtissons, quelques haricots, des potirons et potimarrons, des courges spaghetti. 

Joie de la récolte!


Tandis que Jean-Emmanuel faisait visiter ou cueillir dans le parcours, Claire accueillait et assurait la vente à l’étal derrière sa table, ce qui lui a beaucoup plu ! On papote, on parle jardin ou recette de cuisine, et quand il n’y a plus de clients, elle rentre poursuivre ses activités en attendant les prochains. 


L'attente du chaland...

Claire a aussi participé à la fourniture de l’étal en fabriquant des petits gâteaux et des confitures. Nous n’avions pas prévu au départ ce volet pâtisserie, mais c’est l’occasion qui a fait le larron, ou la larrone, comme vous préférez : nous avions proposé de faire quelques gâteaux pour un marché festif début juillet, et l’idée est venue d’en fabriquer plus que pour un seul événement. Et voilà Claire partie dans la confection de macarons amandes/flocons d’avoine et de galettes poitevines en petits triangles ou bien entières. Ma foi, ils se sont plutôt bien vendus !

Glaçage au jaune d'oeuf des galettes poitevines

Et voilà le travail!

Quant aux confitures, nous nous y sommes mis tous les deux, aidés ponctuellement par les amis et la famille de passage. Au total, voilà notre petite collection, produite de mai à octobre : fraises, quetsches, rhubarbe, rhubarbe/framboises, poire/vanille, gelée de coings, tomates vertes/citron. Les pots de fraises ont tous été vendus ! 



Dans le chapitre transformation, n’oublions pas les coulis de tomates qui ont permis d’écouler au fur et à mesure les tomates invendues qui se gâtaient, ainsi que les compotes de pommes. Pour mieux conserver tous ces bocaux, nous avons investi dans un stérilisateur électrique. Nous avons le projet de continuer à les vendre lors de ventes en région parisienne aux alentours de Noël, nous vous en reparlerons. 



La vente à la ferme ne fut pas l’unique débouché de nos produits. Nous avons un peu essayé de vendre des légumes à des boutiques de Confolens, mais elles-mêmes n’ayant pas un gros débit, cela s’est arrêté assez rapidement. Jean-Emmanuel a pu vendre nos surplus de courgettes à un revendeur qui tient les marchés du confolentais. Mais surtout la bonne surprise de l’été a été la rencontre, tout à fait fortuite, d’un restaurateur d’Availles-Limouzine très intéressé à l’idée de travailler avec un maraîcher local produisant de bons légumes. Et Jean-Emmanuel est très content de livrer des légumes à quelqu’un qui en apprécie la valeur, contrairement au revendeur qui ne mange même pas de légumes lui-même et ne goûte pas ce qu’il vend… Nous fournissons ainsi le restaurant de la Châtellenie depuis le mois d’août, en particulier en mini-légumes à la demande de son chef : mini-courgettes, mini-pâtissons et mini-jack be little. Evidemment, le prix au kilo n’est pas le même que si les légumes étaient arrivés à maturité. 

Grosse livraison de mini-légumes et de capucines au restaurant

Nous avons commencé avec deux autres restaurants, mais cela s’est arrêté pour diverses raisons indépendantes de  notre volonté.

Nous avons testé la formule des marchés au camping de Confolens. L’idée était de proposer des légumes, gâteaux et confitures aux campeurs le mercredi en fin d’après-midi, à côté d’un rôtisseur et  d’artisans locaux. Cela s’est révélé très décevant ! Beaucoup de « camping-careurs » apportent avec eux leur propre nourriture ou bien ont déjà fait leurs courses, ou ne bougent pas trop de leur emplacement. Bref, trop peu de fréquentation par rapport à l’énergie dépensée pour apporter, installer et désinstaller  matériel et marchandises. Peut-être réessaierons-nous l’an prochain en testant un autre jour plus favorable, le lundi matin par exemple, peu après l’arrivée des campeurs. 

Enfin, nous avons participé à deux marchés festifs organisés par une famille du village voisin d’Alloue dans leur propriété. Arrivés il y a à peine un an, ils désirent faire vivre ce beau lieu notamment en y organisant ce type de marchés qui permet de rassembler à la fois des artistes, des artisans et des producteurs locaux pour le repas. L’ambiance était très conviviale et cela nous a permis de collaborer avec d’autres maraîchers pour proposer des assiettes de crudités et de la ratatouille. Claire en a profité aussi pour vendre des petits gâteaux. 

Préparation des assiettes de crudités

Quel bilan tirer de tout cela ? Difficile à dire ! Nous dirions que cette saison est à la fois encourageante, dans le sens où nous avons des clients qui reviennent et apprécient le goût des légumes, et à la fois pleine de défis pour l’an prochain. En effet, nous avons plutôt bénéficié de belles récoltes grâce à une pluie régulière cet été, mais les coups de froid et la pluie du mois d’août ont amené le mildiou sur les tomates dont la récolte était très prometteuse mais a été diminuée de ce fait. De plus, certaines associations de plantes sont à repenser : par exemple nous avions placé les plants d’aubergine, gourmands en eau, à côté des tomates qui se passent volontiers d’arrosage. Comme dit Claire, « les aubergines ont été sacrifiées sur l’autel de la tomate », car pour sauver les tomates du cul-noir, Jean-Emmanuel a fait le choix de ne pas arroser. Par ailleurs, les fraisiers, qui ont bien donné en mai, ont envahi la butte ronde et font concurrence aux légumes d’été.


Par ailleurs, notre histoire de parcours cueillette n’était pas très mûre, c’est le cas de le dire ! Nous avions annoncé son ouverture le 11 juillet, or nous n’avons pas été en mesure de l’ouvrir réellement au public avant la fin-juillet/début août. En cause une mise en place plus longue que prévue des structures et des tuteurages, ainsi qu’un retard de maturité des légumes, en particulier des tomates, du fait des refroidissements du mois de juillet. Quelques personnes ont été déçues de cela, mais beaucoup se satisfaisaient fort bien de la vente directe avec une petite visite de curiosité dans le jardin. Quelques légumes que nous avons plantés n’ont pas bien pris et n’ont donc pas été mis en vente, comme les poivrons ou les melons et pastèques. 

Cueillette à l'intérieur de la butte en rond

Nous avons donc quelques corrections techniques et commerciales à faire pour nous améliorer l’an prochain, sans compter les nouveaux projets comme la construction de la serre à plants sur le flanc de la grange. De quoi occuper nos esprits et nos mains cet automne, cet hiver et ce printemps ! Côté travaux dans la maison, nous ne manquons pas de travail non plus, au moins pour finir complètement le rez-de-chaussée. Jean-Emmanuel a commencé à s’y remettre en travaillant à l’isolation du plafond de notre future chambre avec l’aide de son ami Catalin  et aux étagères dans la salle de bain. Merci beau-Papa, Etienne et Nicolas pour votre aide ! 

Pose des montants et des portes des étagères


Nous ouvrons une nouvelle rubrique : la recette de la saison ! Celle que nous vous proposons pour l’été, mais qui vaut pour toutes les saisons est d’une extrême simplicité : il s’agit de couper des légumes en fines tranches sur une plaque de four et de les faire cuire avec de  l’huile d’olive, des herbes de Provence, du sel et du poivre. 

Facile à faire et tellement bon!



Nous gardons le meilleur pour la fin : le 24 août, à la saint Barthélémy, nous est né notre petit Augustin, arrivé avec un peu d’avance et sans traîner ! Bien que fatigués par un été plutôt chargé, nous l’avons accueilli avec beaucoup de joie.  


Y-a de la joie!

La vie à quatre, c'est une autre paire de manche! Bruno a eu un petit passage à vide mais a retrouvé sa gaité d'antan. 

A bientôt pour de nouvelles aventures!