jeudi 26 octobre 2017

Eté 2017

Eté 2017


Voilà, la « saison », comme on dit, est terminée et malgré le travail qui ne manque pas, nous respirons un peu plus ! L’été a été riche en événements, en émotions, en activité. En voici un petit aperçu.

L’objectif était d’être prêt pour ouvrir le parcours cueillette et la vente le 11 juillet. Mais pour cela il restait en juin-juillet encore bien du travail dans le jardin, en particulier l’aménagement intérieur de la butte ronde (autour de la marre à l’île pour ceux qui sont venus) et la mise en terre des derniers plants à cet endroit, que Jean-Emmanuel a dû faire pratiquement seul (Claire aidait comme elle pouvait avec son ventre avantageux). Nous comptions sur un woofer au mois de juin qui s’est malheureusement défaussé ! 

Au mois de juillet, Etienne nous a rejoints jusqu’à début août, et est revenu ensuite fin septembre début octobre. Il a quitté son travail et souhaite approfondir la permaculture par l’expérience dans des fermes ici et là et par la lecture des grands inspirateurs de ce courant que sont le Japonais Fukuoka et l’Autrichien Sepp Holzer. Il nous a été une aide précieuse pour installer la structure en bois de châtaigner et les grillages destinés à tuteurer les nombreux plants de tomates du parcours, ainsi que les tuteurs en bambou pour les haricots rame semés entre les buttes. Tout cela représente pas mal de travail, depuis la coupe des bambous jusqu’à l’accrochage des plants de tomates avec des clips sur les grillages. Les photos parlent mieux que les explications…  
Structure en bambou pour tuteurer les haricots

Installation des structures pour le tuteurage des tomates


Un travail important aussi a été de pailler les plantations. La couverture du sol est un des principes essentiels de la permaculture, car jamais dans la nature le sol ne reste à nu : le paillage permet de protéger le sol de la sécheresse et de le nourrir en même temps. En parlant de nourrir le sol, n’oublions pas une parcelle dont nous ne vous avons pas encore beaucoup parlé car elle est restée au repos depuis l’achat du terrain : il s’agit du champ de 2 hectares situé derrière la maison destiné à être cultivé en agroforesterie, c’est-à-dire avec des bandes de céréales séparées par des haies d’arbres. Cette année, Jean-Emmanuel prépare le sol où vont être plantés les arbres en mettant des pommes de terre sous paille. Les plants ont été mis assez tardivement et ont moins bien poussé que leurs voisins du verger, mais le sol est devenu plus meuble. 

Au fond les 3 lignes de pommes de terre paillées

Récolte de pommes de terre et de potirons du verger

Etienne nous a aussi bien aidés à la réalisation des panneaux indicateurs pour guider nos clients vers la Roussie depuis le bout de notre petite route et une fois arrivés dans le « village » (ici, on parle de village pour désigner des hameaux). L’objectif l’an prochain est de multiplier les panneaux pour guider les visiteurs depuis Hiesse et Epenède, les deux villages voisins, et depuis la grande route. Ayons un peu d’ambition ! 

Bienvenus aux Jardins de la Roussie !



La partie commercialisation a été la grande nouveauté de cet été et le saut dans l’inconnu. Allions-nous avoir quelques clients ? Un peu, passablement, beaucoup ? Oui, mais pour avoir des clients, encore fallait-il faire de la publicité ! Cela aussi a représenté du travail et de l’énergie, surtout que nous sommes plutôt novices en la matière et que nous avons fait avec les moyens du bord. Début juillet, deux journaux locaux (La Charente libre et Le Confolentais) ont fait paraître un article sur nous et l’ouverture de la vente directe cet été à la Roussie. Cela nous a ramené des clients locaux au début, curieux de voir ces fameux « Jardins de la Roussie ». 

Article de la Charente Libre

Nous avons aussi concocté des flyers, non sans mal, que nous avons déposés dans les boutiques de Confolens et d’Availles-Limouzine. Nous vous avons par ailleurs déjà parlé de notre page Facebook « Les Jardins de la Roussie » destinée à donner des nouvelles et des informations sur la ferme et les ventes tout au long de l’été. Petite page publicité pour ceux qui ont un compte FB et veulent s’y abonner : allez-y, c’est gratuit ! 

Le flyer recto verso

Les ventes à la ferme ont été irrégulières, allant de 0 à une dizaine de passages par demi-journée, le mardi matin ou le vendredi après-midi. Au début ce sont surtout des gens du coin qui sont venus après avoir lu un des deux articles de journaux, puis des vacanciers qui ont une maison de vacances  dans la région. Nous avons vendu diverses variétés de courgettes, de concombres, de tomates, des pommes de terre, des aubergines, des blettes, des pâtissons, quelques haricots, des potirons et potimarrons, des courges spaghetti. 

Joie de la récolte!


Tandis que Jean-Emmanuel faisait visiter ou cueillir dans le parcours, Claire accueillait et assurait la vente à l’étal derrière sa table, ce qui lui a beaucoup plu ! On papote, on parle jardin ou recette de cuisine, et quand il n’y a plus de clients, elle rentre poursuivre ses activités en attendant les prochains. 


L'attente du chaland...

Claire a aussi participé à la fourniture de l’étal en fabriquant des petits gâteaux et des confitures. Nous n’avions pas prévu au départ ce volet pâtisserie, mais c’est l’occasion qui a fait le larron, ou la larrone, comme vous préférez : nous avions proposé de faire quelques gâteaux pour un marché festif début juillet, et l’idée est venue d’en fabriquer plus que pour un seul événement. Et voilà Claire partie dans la confection de macarons amandes/flocons d’avoine et de galettes poitevines en petits triangles ou bien entières. Ma foi, ils se sont plutôt bien vendus !

Glaçage au jaune d'oeuf des galettes poitevines

Et voilà le travail!

Quant aux confitures, nous nous y sommes mis tous les deux, aidés ponctuellement par les amis et la famille de passage. Au total, voilà notre petite collection, produite de mai à octobre : fraises, quetsches, rhubarbe, rhubarbe/framboises, poire/vanille, gelée de coings, tomates vertes/citron. Les pots de fraises ont tous été vendus ! 



Dans le chapitre transformation, n’oublions pas les coulis de tomates qui ont permis d’écouler au fur et à mesure les tomates invendues qui se gâtaient, ainsi que les compotes de pommes. Pour mieux conserver tous ces bocaux, nous avons investi dans un stérilisateur électrique. Nous avons le projet de continuer à les vendre lors de ventes en région parisienne aux alentours de Noël, nous vous en reparlerons. 



La vente à la ferme ne fut pas l’unique débouché de nos produits. Nous avons un peu essayé de vendre des légumes à des boutiques de Confolens, mais elles-mêmes n’ayant pas un gros débit, cela s’est arrêté assez rapidement. Jean-Emmanuel a pu vendre nos surplus de courgettes à un revendeur qui tient les marchés du confolentais. Mais surtout la bonne surprise de l’été a été la rencontre, tout à fait fortuite, d’un restaurateur d’Availles-Limouzine très intéressé à l’idée de travailler avec un maraîcher local produisant de bons légumes. Et Jean-Emmanuel est très content de livrer des légumes à quelqu’un qui en apprécie la valeur, contrairement au revendeur qui ne mange même pas de légumes lui-même et ne goûte pas ce qu’il vend… Nous fournissons ainsi le restaurant de la Châtellenie depuis le mois d’août, en particulier en mini-légumes à la demande de son chef : mini-courgettes, mini-pâtissons et mini-jack be little. Evidemment, le prix au kilo n’est pas le même que si les légumes étaient arrivés à maturité. 

Grosse livraison de mini-légumes et de capucines au restaurant

Nous avons commencé avec deux autres restaurants, mais cela s’est arrêté pour diverses raisons indépendantes de  notre volonté.

Nous avons testé la formule des marchés au camping de Confolens. L’idée était de proposer des légumes, gâteaux et confitures aux campeurs le mercredi en fin d’après-midi, à côté d’un rôtisseur et  d’artisans locaux. Cela s’est révélé très décevant ! Beaucoup de « camping-careurs » apportent avec eux leur propre nourriture ou bien ont déjà fait leurs courses, ou ne bougent pas trop de leur emplacement. Bref, trop peu de fréquentation par rapport à l’énergie dépensée pour apporter, installer et désinstaller  matériel et marchandises. Peut-être réessaierons-nous l’an prochain en testant un autre jour plus favorable, le lundi matin par exemple, peu après l’arrivée des campeurs. 

Enfin, nous avons participé à deux marchés festifs organisés par une famille du village voisin d’Alloue dans leur propriété. Arrivés il y a à peine un an, ils désirent faire vivre ce beau lieu notamment en y organisant ce type de marchés qui permet de rassembler à la fois des artistes, des artisans et des producteurs locaux pour le repas. L’ambiance était très conviviale et cela nous a permis de collaborer avec d’autres maraîchers pour proposer des assiettes de crudités et de la ratatouille. Claire en a profité aussi pour vendre des petits gâteaux. 

Préparation des assiettes de crudités

Quel bilan tirer de tout cela ? Difficile à dire ! Nous dirions que cette saison est à la fois encourageante, dans le sens où nous avons des clients qui reviennent et apprécient le goût des légumes, et à la fois pleine de défis pour l’an prochain. En effet, nous avons plutôt bénéficié de belles récoltes grâce à une pluie régulière cet été, mais les coups de froid et la pluie du mois d’août ont amené le mildiou sur les tomates dont la récolte était très prometteuse mais a été diminuée de ce fait. De plus, certaines associations de plantes sont à repenser : par exemple nous avions placé les plants d’aubergine, gourmands en eau, à côté des tomates qui se passent volontiers d’arrosage. Comme dit Claire, « les aubergines ont été sacrifiées sur l’autel de la tomate », car pour sauver les tomates du cul-noir, Jean-Emmanuel a fait le choix de ne pas arroser. Par ailleurs, les fraisiers, qui ont bien donné en mai, ont envahi la butte ronde et font concurrence aux légumes d’été.


Par ailleurs, notre histoire de parcours cueillette n’était pas très mûre, c’est le cas de le dire ! Nous avions annoncé son ouverture le 11 juillet, or nous n’avons pas été en mesure de l’ouvrir réellement au public avant la fin-juillet/début août. En cause une mise en place plus longue que prévue des structures et des tuteurages, ainsi qu’un retard de maturité des légumes, en particulier des tomates, du fait des refroidissements du mois de juillet. Quelques personnes ont été déçues de cela, mais beaucoup se satisfaisaient fort bien de la vente directe avec une petite visite de curiosité dans le jardin. Quelques légumes que nous avons plantés n’ont pas bien pris et n’ont donc pas été mis en vente, comme les poivrons ou les melons et pastèques. 

Cueillette à l'intérieur de la butte en rond

Nous avons donc quelques corrections techniques et commerciales à faire pour nous améliorer l’an prochain, sans compter les nouveaux projets comme la construction de la serre à plants sur le flanc de la grange. De quoi occuper nos esprits et nos mains cet automne, cet hiver et ce printemps ! Côté travaux dans la maison, nous ne manquons pas de travail non plus, au moins pour finir complètement le rez-de-chaussée. Jean-Emmanuel a commencé à s’y remettre en travaillant à l’isolation du plafond de notre future chambre avec l’aide de son ami Catalin  et aux étagères dans la salle de bain. Merci beau-Papa, Etienne et Nicolas pour votre aide ! 

Pose des montants et des portes des étagères


Nous ouvrons une nouvelle rubrique : la recette de la saison ! Celle que nous vous proposons pour l’été, mais qui vaut pour toutes les saisons est d’une extrême simplicité : il s’agit de couper des légumes en fines tranches sur une plaque de four et de les faire cuire avec de  l’huile d’olive, des herbes de Provence, du sel et du poivre. 

Facile à faire et tellement bon!



Nous gardons le meilleur pour la fin : le 24 août, à la saint Barthélémy, nous est né notre petit Augustin, arrivé avec un peu d’avance et sans traîner ! Bien que fatigués par un été plutôt chargé, nous l’avons accueilli avec beaucoup de joie.  


Y-a de la joie!

La vie à quatre, c'est une autre paire de manche! Bruno a eu un petit passage à vide mais a retrouvé sa gaité d'antan. 

A bientôt pour de nouvelles aventures!




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